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Les pompiers de la zone Dinaphi se forment au sauvetage en rivière

Une dizaine de pompiers professionnels et volontaires de la zone Dinaphi se forment au sauvetage en eaux vives. Ils viennent de se perfectionner dans un centre aquatique artificiel à Arras, en France

Pendant une journée, une dizaine de pompiers, professionnels et volontaires, travaillant sur la zone Dinaphi, apprennent les bases du sauvetage en rivières. La formation se déroule à Arras, dans le Nord de la France, sur un site artificiel destiné à l'entraînement en eaux vives. Pour l'Adjudant Kevin Pigneur, il est important d'être prêt:

 Il faut être prêt mentalement et physiquement pour affronter ce genre de climat qui peut dégénérer d'une seconde à l'autre. 

Le plus dur: la température de l'eau

La formation n'est pas simple comme l'explique le sergent Jefferson Marteau: 

Le plus dur, c'est le froid de l'eau et c'est pour cela qu'on s'exerce. Il y a aussi les remous. C'est pour cela qu'il faut s'appliquer convenablement. C'est pour cela qu'on est là.

De 10 à 12 degrés à la bonne saison et 2 à 3 degrés en hiver, il est temps d'être bien équipé pour se lancer dans l'eau au secours d'une victime en détresse. Pendant la formation, ce sont les pompiers eux mêmes qui jouent les victimes. Kevin Woltesche fait part de son expérience:

Ce qui se passe, c'est qu'on est emporté. Le courant est quand même assez fort. Donc, ce qu'il risque d'arriver, c'est que la victime perde connaissance et cela devient alors de plus en plus difficile pour nous.

Raccourcir les délais d'intervention

La rapidité d'intervention, c'est un peu ce qui justifie cette formation de base. Il existe bien des professionnels formés spécifiquement à la plongée, mais leurs délais d'intervention sont plus longs que ceux des pompiers qui sont dans leur caserne prêts à intervenir. Kevin Pigneur souligne l'importance d'un telle formation pour les pompiers de la zone Dinaphi:

Dans la zone dans laquelle on est, et dans les situations climatiques, qu'on peut rencontrer de plus en plus fréquemment, je trouve qu'il est quand même important d'acquérir certaines notions de sauvetage qui ne sont actuellement pas habituelles. 

L'idée est donc que chaque sapeur reçoive cette formation de base. Raccourcir les délais d'intervention, c'est augmenter les chances de survie de la victime. Dans la zone Dinaphi, le nombre de cours d'eau sur lesquels les secours pourraient intervenir en surface est important. 

Avec les cours d'eau comme la Lesse qui sont des endroits peu praticables pour amener des gros moyens d'intervention, il faut un peu se débrouiller. C'est pour cela que ce genre de formations commencent à exister.

Pas de formation reconnue et brevetée en Belgique

En Belgique, il n'y a pas encore de formation reconnue et brevetée officiellement. Cette équipe de Dinaphi et son formateur, Louis Ponlot, sont bien décidés à faire évoluer la situation:

Au niveau des états majors, ils comprennent la nécessité de pouvoir donner cette notion aux sapeurs de base. Je pense que dans les mois ou les années à venir, d'ici très très peu de temps, le simple sapeur pompier aura une notion des dangers qu'il peut encourir au niveau d'un sauvetage dans l'eau.

Il faudra aussi que les équipes disposent du matériel adéquat pour ce type d'intervention. Du matériel de sauvetage que les pompiers devront apprendre à manipuler 

 

Une dizaine de pompiers professionnels et volontaires de la zone Dinaphi se forment au sauvetage en eaux vives. Ils viennent de se perfectionner dans un centre aquatique artificiel à Arras, en France

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