Onhaye 5520

L’ancien cimetière de Gérin va devenir un espace cinéraire

Le conseil communal d'Onhaye a approuvé ce jeudi le projet de réaffectation de l’ancien cimetière de Gérin. Il va être transformé en espace cinéraire, c’est-à-dire dédié à l’accueil des cendres des défunts.

A Gérin, la coutume veut qu'on parle de l'ancien et du nouveau cimetière même si ce dernier date tout de même de 1938. Après pas mal de retard, le projet de réaffectation de l'ancien est désormais lancé. Le conseil communal a approuvé ce jeudi le cahier des charges qui encadrera les travaux. Arnaud Gérard, l'échevin en charge des cimetières, détaille la procédure:

Il nous reste à obtenir le feu vert du Gouverneur puisque, petit anachronisme institutionnel, c'est lui qui a la compétence pour l'aménagement des cimetières. Après cet accord, les travaux devraient commencer au printemps et à la Toussaint 2020, tout devrait être fini.

La réaffection devrait coûter 26.000€, dont 15.000€ couverts par des subsides. Après travaux, l'ancien cimetière deviendra un espace cinéraire, c'est-à-dire destiné à recevoir les cendres des défunts. Outre une pelouse de dispersion, les lieux accueilleront également des "cavurnes", des petits caveaux pour les urnes funéraires, ainsi qu'un espace pour la prise de parole dans le cadre notamment de cérémonies non confessionnelles.

Il y aura aussi un espace de préservation des tombes remarquables de l'ancien cimetière. Nous avons une tombe qui remonte à 1791, celle d'un ancien curé de Gérin ainsi que des tombes des victimes de 1914, nous allons les préserver.

Si le projet de transformation du cimetière a pris autant de temps, cela est dû à l'espoir de la majorité onhaytoise de voir débarquer les archéologues de la Région wallonne.

Des fouilles étaient prévues parce que le site est celui du premier lieu de culte à Gérin. Nous, nous étions prêts à intégrer les éventuelles découvertes dans notre projet de réaffectation, mais les budgets wallons pour les fouilles préventives ont fondu. C'est regrettable!

Aujourd'hui, l'échevin d'Onhaye ne veut plus attendre, ("attendre serait risqué, on pourrait perdre encore une fois les subsides", dit-il), mais il espère tout de même que les débuts des travaux pousseront le service archéologie de la Région wallonne à intervenir pour sauver ce qui se trouve dans le sous-sol du cimetière. "C'est maintenant ou jamais", conclut Arnaud Gérard.

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