Dinant 5500

Un projet de poulailler industriel fait réagir des riverains à Purnode

Un projet de poulailler industriel de 39.600 poulets fait réagir à Purnode (Yvoir). Une enquête publique s'est clôturée le 2 juin à ce sujet.

La famille Piret prévoit de construire un poulailler industriel sur un terrain, Route d'Awagne, à la sortie de Purnode. Son exploitation est actuellement orientée vers l'élevage bovin et la grande culture, mais elle veut aujourd'hui se diversifier en se lançant dans l'engraissement de poulets de chair conventionnels. Luc Piret est l'initiateur du poulailler:  J'envisageais de construire un poulailler de 39.600 poulets, un bâtiment de 1.900 m2 . Je fais ça pour diversifier un peu mon exploitation actuelle. Premièrement, pour utiliser mes céréales dans l'alimentation de mon élevage de poulets. Et puis, pour pouvoir garder les fientes de mes poulets. J'en achète chaque année dans d'autres élevages afin de les utiliser comme engrais. Ici, je pourrai produire mes propres fientes et garder un circuit fermé sur mon exploitation. Destiné donc à abriter un peu moins de 40.000 poulets, le projet fait grand bruit dans le voisinage. Preuve en est : la petite centaine de réactions reçues à la commune à la suite d'une enquête publique qui s'est clôturée le 2 juin. Etienne Defresne, l'échevin en charge de l'Urbanisme à la commune d'Yvoir, les résume: Ces réactions s'articulent autour de cinq axes principaux. Il y a la crainte évidemment des nuisances olfactives, la crainte du trafic, la crainte d'une certaine forme de pollution visuelle mais aussi de la pollution des eaux souterraines qui alimentent la Brasserie du Bocq, située en contrebas. Et puis, il y a la crainte généralement d'une certaine dérive de la production de poulets vers des solutions qui ne correspondent pas forcément à ce qu'on attend d'une alimentation de qualité.  Des inquiétudes qu'entend Luc Piret, mais qu'il trouve parfois injustifiées, à l'image notamment de celles concernant les nuisances olfactives et la pollution de l'eau utilisée par la Brasserie du Bocq. Je suis assez loin des maisons, c'est reculé le plus possible des premières habitations. Les vents dominants ne vont pas vers les maisons donc je ne vois pas où est le problème. Maintenant, c'est vrai que c'est un grand bâtiment, mais je dois encore implanter des haies autour ainsi que des arbres pour l'intégration dans le paysage.  Emmanuel Warrand de la société Leaderkip, spécialisée dans les conseils d'élevage de poulets et gérant du projet, balaye, lui, l'inquiétude liée à la brasserie située en contrebas :  Nous avons eu d'autres projets à proximité du site des Trappistes de Rochefort. La question était la même et la réponse sera la même : l'impact est nul. Tout est bétonné. Il y a des citernes pour récupérer les eaux de nettoyage et les eaux de pluies. Et les eaux de nettoyage sont pompées et évacuées sur les champs.  Le projet doit maintenant passer en Commission consultative de l'Aménagement du territoire, avant un premier passage devant le collège. C'est sera ensuite à la Région wallonne de statuer. La décision finale reviendra toutefois au collège. Une décision qu'il ne faut pas attendre avant plusieurs semaines, au vu de la complexité du dossier. 

Un projet de poulailler industriel de 39.600 poulets fait réagir à Purnode (Yvoir). Une enquête publique s'est clôturée le 2 juin à ce sujet.

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