Dinant 5500

Les internats en danger: "Pour tenir, il faudrait augmenter les pensions des élèves"

L’internat Paix et Joie de Ciney a fermé ses portes. Selon le journal Le Soir, un internat francophone disparaîtrait chaque année depuis 10 ans. L’internat de Dinant, lui, tente de se maintenir à flot.

L'internat Paix et Joie de Ciney a fermé ses portes. En cause, un nombre insuffisant d'élèves. Quelques kilomètres plus loin, l'internat de l'Institut Notre-Dame de Bellevue à Dinant tente de joindre les deux bouts. Le montant des subsides octroyés par la Fédération Wallonie-Bruxelles est d'environ 700 euros par an et par élève. Un montant insuffisant selon le directeur pour couvrir les frais de l'établissement.

Nous demandons 2.920 euros par an aux parents des internes. Les subsides que nous reçevons sont insuffisants par rapport au frais de l'établissement. Pour tenir, il faudrait augmenter les pensions des élèves.

L'internat dinantais fonctionne avec cinq équivalents temps plein et doit jouer de créativité pour combler les trous dans le budget.

On a refait toute l'isolation pour éviter les pertes de chauffage et nous avons remplacé nos ampoules par des LED. L'été, nous demandons à nos élèves de vider leurs chambres car nous mettons à disposition nos locaux pour des stages ou des camps. Cela met un peu de beurre dans les épinards. 

Pour attirer les élèves l'internat s'adapte. Il met à disposition le WIFI et autorise les élèves à utiliser leurs smartphones de manière raisonnable. L'année dernière, deux heures d'activités sportives quotidiennes étaient organisées. 

En fin d'année scolaire, l'établissement comptait 122 internes. Aujourd'hui, le directeur a déjà enregistré une centaine d'inscriptions pour l'année prochaine.

L’internat Paix et Joie de Ciney a fermé ses portes. Selon le journal Le Soir, un internat francophone disparaîtrait chaque année depuis 10 ans. L’internat de Dinant, lui, tente de se maintenir à flot.

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