Dinant 5500

La ligne ferroviaire Dinant-Givet bientôt rouverte ?

La Belgique et la France ont conclu un accord pour financer la réalisation d'une étude technique et commerciale.

 Sur quoi va porter cette étude ?

Tout d'abord, la réhabilitation d'une voie ferrée non électrifiée. Mais pourquoi seulement une voie ? Parce que l'ancienne ligne passe par des goulots d'étranglements, et le projet prévoit de faire cohabiter le chemin de fer avec la création d'un RAVeL.

Pourquoi non électrifiée ? C'est un point de départ. On va regarder le potentiel commercial de la ligne. En fonction du résultat, l'électrification sera mise sur la table.

Idéalement, si on veut transporter des passagers de façon moderne et efficace, la ligne devra être électrifiée, mais ça sera décidé en fonction de la réalité économique du tronçon.

Quel est l'intérêt du tronçon Dinant-Givet ?

Au-delà de l'aspect local, qui supprime deux culs-de-sac ferroviaires à Givet et Dinant, ce chaînon manquant doit permettre de relier Bruxelles et Namur à Charleville-Mézières et Reims. Il connecte les aéroports de Bruxelles et de Charleroi au TGV de Charleville. C'est ce qu'on appelle l'axe Mosan. Il est pointé en quatrième place des lignes européennes prioritaires. La Belgique et la France ont d'ailleurs signées en novembre dernier un accord de principe sur la réouverture de la ligne Dinant-Givet.

Notons enfin que le coût de l'étude est estimé à 236.000 euros. Et que la France apportera sa contribution.

Anaïs Stas

Retrouvez l'article original sur RTBF