Dinant 5500

La dure vie de Sylvain, un autiste en confinement

Si le confinement peut être difficile à vivre pour de nombreuses familles, il l'est encore plus pour Sylvain, un jeune adulte atteint d'autisme. Depuis le début de l'épidémie, son quotidien est chamboulé.

Comme beaucoup de personnes atteintes d'autisme, Sylvain vit très mal ce confinement. Pour le Dinantais, il s'agit d'une véritable épreuve, lui qui est habitué à une certaine routine et à un emploi du temps bien précis. Françoise, sa maman, nous fait vivre son quotidien compliqué:

"Une personne avec autisme a besoin d'avoir des journées très rythmées, très structurées, où il n'y a pas beaucoup d'imprévu.  Mais aujourd'hui, Sylvain a perdu ses repères. Il n'est plus en mesure de voir des personnes essentielles à son développement comme son ergothérapeute, sa logopède ou encore sa coach sportive. Il y a des choses qu'il peut comprendre. Je lui ai fait des visuels à propos du coronavirus, des images simples qui lui permettent d'assimiler ce qu'il est encore permis de faire ou non. On a malgré tout un peu peur qu'il régresse."

La course comme défouloir 

Le jeune adulte n'a plus accès à son club d'athlétisme. La piscine où il va régulièrement est fermée et ses entraînements de basket sont annulés. Bref, il lui est impossible de tisser du lien social, chose primordiale pour son développement. Sa maman tente tant bien que mal de combler ces manques:

"Je continue notamment des apprentissages au niveau de la parole. J'essaie aussi d'occuper son temps et de le valoriser en le mettant aux fourneaux avec des recettes qu'il a l'habitude de suivre. 

Heureusement pour Sylvain, l'activité physique n'est pas interdite. Le jeune homme en profite pour parfaire sa condition sur une piste d'athlétisme dinantaise, une façon comme une autre de remplir les journées de ce fan inconditionnel de course à pied."

Si le confinement peut être difficile à vivre pour de nombreuses familles, il l'est encore plus pour Sylvain, un jeune adulte atteint d'autisme. Depuis le début de l'épidémie, son quotidien est chamboulé.

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