Dinant 5500

L'avenir de l'école maternelle de Neffe se joue aujourd'hui

Pour sauver l’école maternelle libre de Neffe (Dinant) , il ne reste que deux alternatives: redevenir communale ou obtenir une dérogation pour rester ouverte et payer l'institutrice sur fonds propres.

Pour la classe de maternelle de l'école libre de Neffe, les prochaines heures s'annoncent cruciales. L'école n'a pas le nombre d'enfants nécessaires pour rester ouverte. A ce stade, il existe deux plans de sauvetage: l'un passe par une dérogation de la Ministre et le financement de l'emploi sur fonds propres; l'autre verrait l'école redevenir communale. Pour comprendre comment on en est arrivé là, il faut remonter quelques mois en arrière.

Jusqu'à l'année scolaire dernière, Neffe comptait une école primaire libre et une école maternelle communale. Pour sauver une implantation dans ce village, il avait été décidé que les deux écoles n'en formeraient plus qu'une, libre.

A la rentrée, l'école ouvre comme prévu. Le problème est que la classe de maternelle ne compte que 10 enfants alors qu'elle devrait en accueillir 12 pour être maintenue. Le pouvoir organisateur (PO) de l'école sollicite une dérogation auprès de la Ministre de l'Enseignement, Marie-Martine Schyns. C'est à ce moment que l'histoire bascule dans un scénario à la Kafka.

Une ouverture et pas une fusion

Le PO de l'école se rend compte qu'il ne devait pas considérer le dossier de Neffe comme une fusion d'écoles (il est interdit de fusionner deux écoles de PO différents) mais bien comme une ouverture. Et là, les choses se corsent : dans le cas d'une ouverture, il est nécessaire d'avoir 16 enfants inscrits. Aucune dérogation n'est possible.

Le plan de sauvetage communal

Les autorités communales dinantaises imaginent un plan de sauvetage en deux temps. D'abord, elles rouvriraient la classe maternelle communale dans les locaux du libre. L'école n'ayant pas encore été officiellement fermée pour l'administration, cela ferait retomber le quota à 12 enfants.

Ensuite, elles demanderaient une dérogation pour cette école afin de pouvoir la maintenir ouverte avec 10 enfants.

Richard Fournaux va présenter ce plan cet après-midi auprès de l'administration de l'Enseignement à Bruxelles. Si celle-ci accepte, le conseil communal devrait se réunir en urgence pour approuver l'ouverture de la classe. Dans ce cas, les enfants ne changeraient pas d'école mais bien d'institutrice puisque celle-ci devrait être nommée par la commune.

Le plan sauvetage du PO

L'autre solution passe aussi par Bruxelles. Le PO libre demande une dérogation à l'administration pour maintenir la classe ouverte mais prend en charge, sur fonds propres, le salaire de l'institutrice pendant toute l'année scolaire. Si c'est ce plan qui est accepté, rien ne changera pour les enfants.

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