Dinant 5500

François Weynant, du foot au triathlon

Dimanche, le Dinantais prendra le départ de l'Ironlakes, ce triathlon longue distance organisé aux Lacs de l'Eau d'Heure.

Bien connu dans le monde du foot régional pour avoir évolué à Onhaye, Meux, Beauraing et Neffe aujourd'hui, François Weynant est un sportif complet. Depuis quelques années, il pratique la course à pied. Depuis six mois, il se prépare pour le triathlon longue distance des Lacs de l'Eau d'Heure qui a lieu ce dimanche. Une distance Ironman pour cette épreuve appelée... Ironlakes, soit 3 km 800 à la nage, 180 à vélo, 42 à pied. Un défi un peu fou...

François Weynant, d'où vient cette idée un peu folle de vous lancer pour ce triathlon "Ironlakes" aux Lacs de l'Eau d'Heure ?

J'ai toujours aimé le sport, les défis. Il y a un an, j'ai couru un marathon pour une œuvre caritative. Ensuite, ça m'a donné l'envie de relever un autre défi. Je me suis mis au triathlon, j'ai commencé par de petits triathlons, puis j'ai fait un half-Ironman. Quand j'ai vu qu'un triathlon longue distance allait avoir lieu pas loin de chez moi, je me suis lancé pour six mois d'entraînement, pour être là dimanche, j'espère que j'arriverai au bout.

Comment cette journée de dimanche va-t-elle s'organiser pour vous ?

Le départ de la natation est à 7h du matin. Mais il faut arriver bien avant, pour aller au parc à vélos, pour préparer la journée. J'arriverai vers 5h30, mais on entre dans l'eau à 7h, pour enchaîner les trois distances. Mon objectif, c'est de terminer, pas de gagner. Mon arrivée est prévue vers 19h-19h30. 12-13 heures, c'est le temps que je vise, alors que le vainqueur mettra environ 9 heures pour boucler le tout.

Comment vous sentez-vous avant cet incroyable défi ? Y a-t-il du stress ?

Oui, un petit peu, parce que c'est l'inconnue. J'ai déjà accompli ces distances, mais jamais de manière cumulée. Il y a surtout de l'excitation, cela fait six mois que je prépare cet objectif-là, j'ai hâte d'y être, pour surtout prendre beaucoup de plaisir. Beaucoup de gens seront là pour me supporter.

Quel a été votre rythme d'entraînement pendant ces six mois ?

Cela a été compliqué parce que la charge d'entraînement était importante pour combiner natation, vélo et course à pied. Caser des entraînements de foot dans tout cela, ce n'était pas facile. Cela demande beaucoup d'organisation, il faut se priver de beaucoup de choses et aussi avoir une famille qui l'accepte et une compagne qui l'accepte.

Auriez-vous cru il y a six-sept ans, qu'on a commencé à vous découvrir dans la région comme joueur de foot, que vous feriez un Ironman un jour ?

Non, pas du tout, même si ça a toujours été dans un coin de ma tête. J'ai toujours trouvé que c'était le sommet pour un sportif amateur. Mais je pensais le faire beaucoup plus tard. De fil en aiguille, le football est devenu plus secondaire pour moi, j'ai préféré découvrir d'autres disciplines sportives, je suis content de l'avoir fait, parce que j'ai découvert plein d'autres choses, des nouveaux plans d'entraînement par exemple, des nouvelles facettes du sport qui sont très agréables.

Laquelle des trois disciplines pourrait être votre force ?

Sûrement pas la natation. J'étais un mauvais nageur vers 16-17 ans, puis mes études d'éducation physique m'ont permis de me débrouiller. À vélo, j'ai beaucoup progressé pendant ces six mois. Mais c'est surtout en course à pied que je pourrais peut-être rattraper un peu de retard. Mais c'est aussi mentalement qu'il faut être très costaud dans les derniers kilomètres du marathon. C'est très important de bien s'alimenter et d'avoir pas mal de supporters derrière soi pour être poussé quand les jambes ne tiennent plus le coup.

Dimanche, le Dinantais prendra le départ de l'Ironlakes, ce triathlon longue distance organisé aux Lacs de l'Eau d'Heure.

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