Dinant 5500

Colis qui s'entassent, manque à gagner : le blues des points relais

Ils sont épiciers, boulangers ou encore fleuristes, mais dans un coin de leur commerce, ce sont des colis postaux qui s’amassent.


Réception, stockage, et remise en main propre de produits commandés sur le Net, de plus en plus de commerçants deviennent point relais pour les habitants du quartier. Il en existe plus de 7000 en Belgique. La promesse ? Un complément de revenu et du passage dans la boutique, mais au final l’activité, énergivore, n’est pas toujours rentable.

Des colis qui s’entassent à vue d’œil, Patrick en réceptionne 50 par jour en moyenne. Pas toujours simple de les caser dans sa petite librairie bruxelloise : "c’est un Tetris permanent", avoue-t-il. Un jeu qu’il pratique, au quotidien, depuis près de 3 ans, avec un bilan mitigé : "Ce n’est pas avec les colis que je vais payer mon électricité ou mon loyer…"

Car cette activité est peu rémunérée : 30 centimes par colis, soit 2 à 300 euros par mois, et les soucis qui vont avec. "Nous, on sert de boîtes aux lettres et parfois certains confondent, pensent qu’ils sont clients chez nous, et donc quand il y a un problème avec le colis c’est sur nous que retombe la faute." Un public pas toujours aimable et qui bien souvent se contente de passer, sans prendre le temps d’acheter… "Tous les clients Mondial Relay, UPS, DHL ne deviennent pas clients, 2-3 pas plus", regrette Patrick. L’augmentation du chiffre d’affaires c’est pourtant l’argument numéro 1 des entreprises de livraison.

O.R. avec P.V.

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