Dinant 5500

CHU UCL Namur: le plus gros employeur privé de la province

4.500 emplois, 500 engagements l'an dernier (en grande partie du renouvellement, mais aussi certaines créations de postes), les trois sites hospitaliers du CHU UCL Namur représentent un mastodonte de l'emploi.

Avec ses trois sites (Namur, Godinne et Dinant), le CHU UCL Namur représente le plus gros employeur privé de la province de Namur. Ici, les recrutements sont nombreux, pour diverses raisons, explique Laura Limberopoulos, cheffe du service recrutement et sélection-Image de marque employeur:

Le CHU représente 4.500 employés sur les trois sites hospitaliers. Cela représente plus ou moins 500 engagements sur 2019. Le personnel est à 77 % féminin, avec également beaucoup de temps partiels, on est seulement à 41% de temps pleins chez nous.

Certains facteurs expliquent en partie l'important turnover qui constitue le principal pourcentage des engagements:

On a beaucoup de maternités, des incapacités. Des créations de nouveaux postes aussi, mais la majeure partie du volume de nos engagements représente des remplacements ou des contrats à durée déterminée. 

Concrètement, cela signifie que les recrutements sont constants. Trois personnes s'occupent de ce travail:

Sur du recrutement simultané, on a 60 à 80 postes ouverts pour tout le CHU dans son ensemble.

Ce que l'on observe également ici, c'est un phénomène générationnel dans le monde du travail. Les plus jeunes profils favorisent souvent les expériences variées au détriment d'une longue carrière établie chez un même employeur. C'est une autre raison qui explique l'accentuation du recrutement ces dernières années.

Le personnel le plus recherché sont les infirmiers (en pénurie) et les technologues. Un profil rare et précis en raison de la formation et des compétences nécessaires, particulièrement dans le service d'imagerie médicale, détaille Renaud Vander Stricht, chef technologue:

La formation en elle-même est très peu connue et peu de gens en sortent. A l'heure actuelle, il faut compter une quarantaine d'étudiants par école. Mais ce n'est pas suffisant pour combler les demandes. A côté de cela, en plus du métier technique, il y a une part de travail infirmier, d'actes confiés par les médecins. On doit accueillir, perfuser les patients, c'est un métier dans lequel on assure tout le chaînage de l'examen.

Un hopîtal, c'est aussi tout un écosystème, avec des métiers variés auxquels on pense moins, explique Laura Limberopoulos:

Du personnel pour la cafétaria, l'entretien, des profils financiers, de communication, des ressources humaines. Nous avons aussi des secrétaires, des menuisiers, des plombiers, des jardiniers, des puéricultrices, parce qu'on a des crèches également. C'est comme un petit village.

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