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Une charte pour sauver les langues régionales

La fédération Wallonie-Bruxelles appelle les communes à se mobiliser pour préserver les langues régionales. il y a quelques jours, elle lançait le label : "ma commune dit oui aux langues régionales".

Cette charte s'inspire de programmes similaires dans certaines régions françaises. Les communes participantes s'engagent à organiser une série d'actions pour promouvoir leur langue locale.

En Province de Liège, la commune de Blegny a décidé de signer le document et d’encourager la pratique du wallon. Nous avons assisté à un cours de langue wallonne dans un centre de promotion sociale. Les élèves, d’un niveau avancé, sont là pour se perfectionner et transmettre leur langue de cœur. Mais ils en ont bien peur : si rien ne change, le wallon risque de s’éteindre. Une langue délaissée ces dernières décennies, car souvent considérée comme " vulgaire ". Mais les élèves de ce cours veulent le croire " si tout le monde s’y met", le wallon pourrait survivre, au moins "sous forme de livres et de pièces de théâtre".

Et c'est à l'appel de défenseurs de la langue wallonne comme eux que la commune a voulu répondre. Interventions dans les écoles, tables de conversations ou pièces de théâtre, Blegny s’engage à organiser ou soutenir toute une série d’initiatives.

Financièrement parlant, les communes n’ont aucun intérêt à soutenir cette charte. Elles ne recevront pas de subside. L’idée, c’est plutôt de prendre un engagement public. Un engagement qu'une éventuelle prochaine majorité ne pourra pas détricoter si facilement.

Jusqu'ici, les communes signataires de la convention sont :

  • Blegny
  • Charleroi
  • Durbuy
  • Gerpinnes
  • Gesves
  • Huy
  • Liège
  • Malmedy
  • Namur
  • Sivry-Rance

 

Barbara Schaal

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