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Ores et Resa: les gestionnaires de réseaux d'énergie font un premier pas l'un vers l'autre

Début de cette année, l’idée d’une fusion des grands gestionnaires de réseaux wallons d’énergie paraissait s’imposer: Ores et Resa étaient faits l’un pour l’autre et le ministre Crucke bénissait leur union.


Et puis, en juin, on apprenait que les fiançailles avaient capoté mais que les partenaires resteraient bons amis. Aujourd’hui, ils se rapprochent à nouveau. Ils viennent de signer à Namur une convention-cadre.

Un début
Les deux acteurs expliquent qu’il s’agit d’un rapprochement qui leur permet de renforcer les synergies. Entendez: de diminuer les coûts. On songe spécialement à la gestion informatique des réseaux. D’après des experts comme Damien Ernst interrogé ce mercredi sur nos antennes, tant Resa qu’Ores sont en retard d’une guerre et ils doivent se mettre à jour.
Les économies annoncées visent donc la mise en place d'un programme commun pour le déploiement des compteurs intelligents. Elles passent aussi par une centrale d'achat commune, la modernisation du parc d'éclairage public ou l'implémentation des services dédiés aux smart cities, les villes connectées aux nouvelles technologies.

Question d’équilibre
Cette collaboration est d’autant plus importante, signale Gil Simon, à la manœuvre chez les Liégeois de Resa, "au moment où on vient de perdre d’autres synergies en scindant Nethys et Resa".
Chez Ores, Fernand Grifnée appuie: "A l’heure où l’on parle beaucoup de la facture d’énergie, les synergies nous permettrons de maîtriser nos coûts, et donc la facture pour les ménages."

Comme une promesse
Le ministre wallon de l’Energie, le MR Jean-Luc Crucke, n’a a jamais caché son enthousiasme pour ces collaborations qu’ils espéraient encore plus radicales. "J'ai toujours précisé que je savais que cela ne se ferait pas en quelques semaines ou en quelques mois", nous déclarait-il encore récemment.
Mais on va donc dans la bonne direction, celle qui, à terme, devrait conduire à un seul opérateur et puis à un coût identique pour tous les Wallons. C’est cet aspect-là qui a jusqu’ici freiné spécialement les politiques liégeois, anxieux de voir leur facture s’ajuster vers le haut.

Sans perte d’emploi
Le temps et l’habitude de collaborer avec un partenaire qu’on apprend à connaître finira sans doute par gommer les aspérités. C'est le pari.
Un aspect devrait au moins rassurer les travailleurs des deux groupes: Régulièrement, l’emploi fait les frais des synergies des groupes qui se rapprochent. Ici, on promet: il n’y aura pas de volet social. Le seul but, clament les deux partenaires, c’est de travailler ensemble pour grandir et améliorer les services.

Carl Defoy

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