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Mobilité: et si les automobilistes centristes étaient plus sévèrement sanctionnés?

C’est un comportement qui en irrite plus d’un : rester sur la bande du milieu après un dépassement sur autoroute. En plus d’empêcher la fluidification du trafic, c’est aussi un comportement dangereux : il oblige les conducteurs de la bande de droite, s’ils roulent plus vite que le centriste, de se décaler sur deux bandes pour dépasser.

Un Belge sur trois estime d’ailleurs que rester sur la bande du milieu est le comportement le plus énervant sur autoroute

L’institut Vias, anciennement IBSR (Institut belge pour la Sécurité routière) demande donc que ce comportement soit plus lourdement sanctionné.  "C’est non seulement dangereux, car ça pousse les conducteurs à dépasser par la droite, mais c’est en plus incivique et ça nuit à la fluidité du trafic, vu que l’on perd une certaine capacité de l’autoroute " explique Benoît Godart, le porte-parole de Vias.

"Donc il n’est pas logique que ce comportement soit moins sévèrement puni que le conducteur par la droite. Car si un conducteur dépasse par la droite, c’est parce que forcément quelqu’un n’a pas respecté les règles."

Doubler l'amende à 116 euros

Actuellement, abuser de la bande du milieu est une infraction du premier degré, son amende s’élève donc à 58 euros. Vias veut en faire une infraction du second degré, et ainsi doubler son amende, soit 166 euros.

Le ministre fédéral de la Mobilité, François Bellot, a indiqué que la proposition sera examinée. Mais pour l’instant, elle ne convainc pas l’agence wallonne pour la sécurité routière, qui considère que les centristes ne mettent pas "vraiment les autres usagers en danger". De plus, contrôler ce comportement sur autoroute s’avère difficile, une augmentation de l’amende sans s’accompagner d’un renforcement des patrouilles de police pourrait rendre la mesure inutile.

A.L. avec S. Mergen

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