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Les familles monoparentales ont toujours plus de mal à boucler les fins de mois

Plus de 8 familles monoparentales sur 10 ont de plus en plus de mal à boucler leurs fins de mois. C'est l'une des conclusions de la dernière enquête de la Ligue des Familles. Une paupérisation qui ne cesse d'augmenter au fil des ans, sans pour autant...

Plus de 8 familles monoparentales sur 10 ont de plus en plus de mal à boucler leurs fins de mois. C'est l'une des conclusions de la dernière enquête de la Ligue des Familles. Une paupérisation qui ne cesse d'augmenter au fil des ans, sans pour autant faire l'objet du moindre mécanisme de solidarité de la part du monde politique.

Un seul parent pour faire vivre toute la famille

D’après la dernière enquête de la Ligue des familles, 8 familles monoparentales sur 10 éprouvent des difficultés à boucler leurs fins de mois, de plus en plus de difficultés.

Nous avons rencontré deux mères de famille qui font partie des 500 000 familles monoparentales en Belgique. Toutes deux vivent des fins de mois particulièrement angoissantes sur le plan financier. Il y a 3 ans, Fatma quittait un compagnon violent, emmenant avec elle son fils de quelques semaines. Aujourd’hui, elle avoue avoir toujours autant de difficultés à joindre les deux bouts. "En gros, j’en ai pour 700 euros de loyer et de charges par mois, mais je dois payer ma mutuelle, je dois payer mon téléphone, si je dois compter aussi la nourriture, il ne me reste plus grand-chose, et il y a l’école."

Quand les papas ne paient pas

Aurélie, elle, élève seule 3 adolescentes de 16, 17 et 18 ans. Tout comme Fatma, elle ne peut compter que sur ses propres ressources, le papa des enfants refusant de payer sa pension alimentaire. "Je pense qu’il me doit plus ou moins 70 000 euros le papa de mes enfants, à raison de 115 euros par mois par enfant. 115 euros pour élever un enfant, je trouve que ce n’est pas une contribution excessive."

Une pauvreté qui ne cesse de progresser, alors que dans le même temps, certaines professions s’enrichissent sur le dos des familles monoparentales. C’est ce que dénonce Delphine Chabert, la présidente de la Ligue des familles. "Il y a toute une économie de la séparation qui se développe : les médiateurs, les notaires, les juges, les banquiers, les avocats. Et les parents se retrouvent seuls à devoir assumer ces frais sans qu’il n’y ait aucune solidarité, aucune collectivité ou mutualisation de ces coûts."

Et la Ligue des familles de réclamer de toute urgence des solutions concrètes, un enjeu d’autant plus important qu’aujourd’hui en Belgique, ils sont plus de 700 000 enfants éduqués par un seul parent.

RTBF

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