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Le Festival de films Alimenterre revient du 16 au 25 octobre

Pour la 12e édition, SOS Faim a décidé d'innover et d'apporter pas mal de nouveautés.

C'est un rendez-vous incontournable pour les passionnés, mais aussi les curieux et amateurs des questions agricoles et alimentaires, le festival Alimenterre revient au mois d'octobre. Et pour cette 12ème édition, l'équipe a décidé de venir avec des nouveautés. Depuis 12 années déjà le Festival Alimenterre dénonce les désordres agricoles et alimentaires, il propose également des alternatives inspirantes pour relever ces défis à l’échelle locale et mondiale.

Ces questions ont réellement un sens dans le contexte actuel avec la crise du Covid-19. Car au-delà de cette période sans précédent, il y a actuellement un sens et un rôle à jouer dans la prise de conscience de l'importance de l’agriculture et de la nécessité de promouvoir des systèmes alimentaires sains, durables et résilients.

En mode présentiel ou virtuel, le Festival Alimenterre 2020 aura bel et bien lieu

Avec ce festival, c'est l'occasion de découvrir des films qui interpellent, un concours de courts-métrages pour et par les jeunes, de faire des rencontres sur des alternatives inspirantes et de participer à des débats passionnés en présence de leaders paysans du Sud, de spécialistes du monde agricole, de réalisateurs et de porteurs d’initiatives concrètes et locales... et encore bien d'autres surprises !

Du coup, pas question de parler d'annulation pour Julie Van der Kar : "On n'a jamais pensé à ne pas faire le festival. On s'est dit que c'était une façon de se dire que le festival est important, que l'on devait faire quelque chose pendant cette crise. Il est important de repenser nos modèles agricoles et alimentaires. Quoiqu'il arrive, on sait que le festival sera organisé, même s'il faut se réinventer."

Avec la crise du Covid-19, les thématiques abordées sont d'une actualité brûlante. "Cette année encore, notre comité de sélection s'est réuni pour dénicher des pépites audiovisuelles. Vous découvrirez des films aux thématiques aussi diverses que : la résilience face à l'effondrement de nos systèmes alimentaires, la reconnexion au local, la souveraineté alimentaire en Afrique, la question du bien élever - bien tuer - bien manger, ou encore les perspectives d’avenir pour les jeunes agriculteurs en temps de crise", continue la responsable du festival.

Du coup, s'il est important d'avoir un endroit où se passera le festival, celui-ci innove pour cette édition. Il sera possible de suivre les films via un livestream. Tout n'est pas encore défini, mais "au final, on s'oriente vers une formule hybride. Tous les films seront projetés en salle avec les mesures d'usages et de protection. Et pour ceux qui ne pourraient pas venir, on aurait un livestream de la projection et du débat. C'est important de garder un lieu de rencontre, mais avec un livestream, cela va nous permettre d'inviter des personnalités du sud qui ne se déplacent pas", continue Julie.

Champ libre, le concours de courts-métrages, la petite nouveauté de cette année

L'autre grosse nouveauté, c'est ce concours de court-métrages destiné aux jeunes. Les francophones âgés entre 18 et 30 ans, amateurs ou professionnels, peuvent proposer leur film sur le thème : "terre nourricière, terre d’expressions". Le film ne doit pas faire plus de cinq minutes et le genre est libre.

"C'est un projet soutenu par la Région bruxelloise. Ici, on s'intéresse à la jeunesse et on veut leur permettre d'avoir une plateforme d'expression. On souhaite qu'il s'exprime par rapport à leur lien à la terre nourricière", nous explique Karim Oriam. Et le responsable du projet d'ajouter : "les candidatures sont à rendre jusqu'au 16 août. Et si les jeunes ont des questions, ils peuvent aller sur le site internet Champ Libre qui offre un guide pratique et des compétences techniques. L'objectif, c'est vraiment d'inclure un maximum de jeunes entre 18 et 30 ans."

Diffusés lors du festival, huit court-métrages seront sélectionnés et diffusés lors du festival. "Cinq courts-métrages sont choisis par un jury. Les trois derniers, c'est le public qui décide. On va soumettre toute la présélection sur une plateforme web en septembre", continue Karim.

Une fois diffusé, chaque finaliste aura la chance de repartir avec un prix. Et puis, deux documentaires seront distingués via le coup de cœur des internautes grâce aux votes et un premier prix attribué par le jury avec à la clé une enveloppe de 2000 euros en vue d'acheter du matériel audiovisuel, mais aussi une expérience unique dans un pays de nos partenaires du Sud.

"C'est important pour nous. On voulait aussi proposer une expérience de terrain, à priori en République démocratique du Congo, afin de filmer un projet et d'échanger avec nos partenaires sur place. L'objectif final est de diffuser afin de sensibiliser", conclu Karim.

Le festival Alimenterre, marque de fabrique de SOS Faim Belgique

SOS Faim, c'est une ONG belge de développement active depuis plus de 50 ans dans la lutte contre la pauvreté et la faim en milieu rural. Ses deux missions principales sont le soutien à l’agriculture paysanne dans les pays du Sud et l’information et la mobilisation de la population au Nord.

Plus d'informations

Si vous voulez en savoir plus sur le festival Alimenterre :

A Bruxelles, du 16 au 25 octobre.

Pierre Lambert