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La secrétaire d'Etat Sarah Schlitz annonce sa politique d'égalité des genres

La nouvelle secrétaire d’État fédérale à l’Égalité des genres, Sarah Schlitz, a exposé ce mardi les axes majeurs de sa politique.

On en retient notamment les actions qu’elle programme pour lutter contre les brutalités dont les femmes sont victimes.

Le nombre des discriminations fondées sur le sexe, le genre, les écarts de revenus, les harcèlements, les violences justifient une action urgente, estime la ministre. Et les 17 féminicides déjà observés en Belgique cette année exigent plus que tout une réponse ferme.

Plan d’action

"Depuis le 1er jour de mon entrée en fonction, dit Sarah Schlitz, je travaille à un plan d’action fédéral de lutte contre les violences de genre et intrafamiliales dans le cadre de la crise Covid." Et ce plan, appuyé sur les recommandations du secteur, va être adopté ce vendredi par le Conseil des ministres.

Violences sexuelles

Les violences sexuelles traversent la société occidentale et on estime, assure la ministre, que 47% des Belges en ont été victimes. Pourtant, 53% des viols seraient classés sans suite.
Les centres de prise en charge des violences sexuelles luttent activement pour changer les choses. On va les multiplier, annonce Sarah Schlitz. De 3 aujourd’hui, ils seront portés à 6 l’an prochain et 10 avant la fin de cette législature. Par ailleurs, la lutte contre les violences faites aux femmes sera érigée en priorité pour les tribunaux et le féminicide inscrit comme tel dans le Code pénal.

En ligne

Et puis, il y a le phénomène des remarques suggestives, offensantes ou même menaçantes et, plus récent, les vengeances pornographiques qui utilisent les réseaux sociaux. La ministre annonce que le prochain plan national de sécurité mettra l’accent sur ces délits ainsi que sur l’enregistrement des plaintes par la police.

Et tout le reste

A côté, il faudra encore prendre en compte l’égalité des genres dans les sphères professionnelles et privées, l’accès à l’IVG, la protection des transgenres, intersexes… Le dossier est énorme et la tâche ne sera certainement pas terminée d’ici la fin de la législature. L’essentiel serait qu’elle progresse. La prise en compte de propositions émanant de l’opposition, et d'ailleurs le plus souvent de femmes, devrait aider à avancer.

Carl Defoy

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