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Dans un mois, on vote ?

Dans 31 jours, nous serons donc plus de huit millions, citoyens belges mais aussi ressortissants de l’Union Européenne ou en dehors de l’Union domiciliés en Belgique à aller voter pour choisir nos conseillers communaux.

Les Belges non-bruxellois pourront élire en sus leurs conseillers provinciaux… et quelques autres pourront encore en plus choisir leurs conseillers de CPAS, mais là cela devient plus compliqué.

Parfum de campagne, mais laquelle ?

Mais si le Belge (et assimilé) vote bien le 14 octobre prochain, les partis politiques semblent déjà branchés sur le 26 mai 2019, date du méga-scrutin fédéral/régional/européen. Entre alliances, exclusives, politique migratoire et projets socio-économiques, les projecteurs politiques se braquent sur le printemps prochain.

Clairement, la N-VA a décidé, encore plus que d’autres, de " nationaliser " le débat électoral communal. Elle a pris le parti de mettre en avant les dossiers migration et sécurité. Mais les nationalistes se retrouvent en train d’assumer Anvers, plaque tournante du trafic de cocaïne et surtout à devoir épurer ses listes de divers racistes et autres extrémistes. Pas de quoi rassurer l’électeur centriste… ou celui du Vlaams Belang. Bart De Wever se voit forcé de sortir de l’ambiguïté, et cela risque d’être à ses dépens. Les communales devaient servir de marchepied au grand rendez-vous de l’an prochain. La marche pourrait être glissante.

PS et MR préfèrent aussi parler alliances gouvernementales futures, estimant même préférer gérer l’un sans l’autre… en oubliant les provinces qu’ils gouvernent ensemble depuis parfois plusieurs décennies.

Local

DéFI comme le PTB ont aussi globalisé leur communication. Raoul Hedebouw et Olivier Maingain sont virtuellement candidats partout.

A l’inverse, le cdH investit dans le local et les circuits courts au point qu’il devrait y avoir très peu de communes où les démocrates-humanistes se présenteront sous leur " vrai " label. Pour le cdH, le phénomène n’est pas nouveau. Dans les 262 communes wallonnes, il y avait 85 listes cdH en 2006, 69 en 2012 ; cela sera très vraisemblablement encore moins cette fois.

A chacun sa tactique. La N-VA, comme DéFI ou le PTB entendent gagner de " nouvelles parts de marché " là où le cdH, mal en point dans les sondages, va tenter de sauver ses quelques bastions, fort souvent d’une implantation ancienne.

Mais, dans tous les cas de figure, avec des scrutins séparés de sept mois seulement, le premier déteindra sur les seconds. Reste à en connaître l’ampleur.

 

@PhWalkowiak

Philippe Walkowiak

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