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Ce 24 janvier, c'est la journée mondiale du sport féminin

C'est une sous-médiatisation du sport féminin qui est à l'origine de la création de cette première journée.

Hier, l'ACFF a reçu le "Prix du Parlement de la Communauté française pour la promotion du sport féminin", institué par décret en mars 2018.

C'est Aline Zeler, (PSV Eindhoven), ex-capitaine de l'équipe féminine nationale de football, qui encadre ce projet et qui a reçu le prix des mains de Philippe Courard, le président du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Le prix récompense une initiative (ici, l'organisation de stages et animations de football pour les jeunes filles, afin de les familiariser avec ce sport et faire naître des vocations), une réalisation ou un projet visant à promouvoir le sport féminin. Il est doté d'un montant de cinq mille euros.

C'est une bonne initiative, car le milieu du sport est encore très masculin et les sportives de haut niveau ne sont pas autant exposées médiatiquement que leurs homologues masculins. Si le chemin est encore long, cette journée internationale du sport féminin est là pour nous rappeler qu'il s'agit d'un combat quotidien.

Salaire moindre que les hommes, nos sportives ne sont pourtant pas moins douées. S'il est impossible de toutes les citées, les filles peuvent servir d'exemples auprès de tout le peuple belge. Une athlète comme Nafissatou Thiam avec tous ces titres est l'une de nos meilleures représentes. Sans oublier nos Red Flames ou encore les Red Panthers.

La pérennisation de cette journée du 24 janvier autour du sport féminin sert à interpeller et à sensibiliser la société. Mais cette journée ne peut pas à elle seule faire évoluer la place du sport féminin. Elle doit être accompagnée de politiques afin de déconstruire une image ancrée depuis des siècles. On voit déjà des évolutions, mais de nombreux progrès peuvent encore voir le jour.