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80 % des Wallons et des Bruxellois ont l'intention de consommer plus de bio à l'avenir

Pommes bio, pain bio, pâtes bio... Les produits qui portent cette fameuse appellation fleurissent un peu partout dans nos magasins. Mode temporaire ou révolution dans nos assiettes ?

Le bio est partout. Entre les tomates, les boîtes de riz, et bien d'autres aliments, il est de plus en plus visible. 

Derrière cette appellation contrôlée se cachent toutes une série de contrôles qui visent à donner au consommateur des produits plus sains et plus respectueux de l'environnement et des animaux. A une époque où les questions d'écologie et de développement durable sont sur toutes les langues, une agriculture telle que celle-là a de quoi séduire plus d'une personne. 

L’agriculture bio en pleine croissance

De fait, chez les agriculteurs, on constate que la production en la matière a considérablement progressé ces dernières années. Entre 2016 et 2017, la surface agricole utile bio en Wallonie a augmenté de 6,7 %, et elle a plus que doublé entre 2007 et 2017, passant de 29.222 hectares à 76.072 hectares. L’augmentation des fermes bio est similaire en Wallonie et en Flandre, mais 91% des hectares bio belges sont situés en Wallonie.

Au total, on répertorie 1.625 fermes bio en Wallonie, soit 12,8 % des exploitations (un peu plus d’une ferme sur huit).

Les cultures maraîchère et fruitière bio se développent également de façon importante. Le nombre d’animaux élevés selon le mode biologique a quant à lui doublé en 6 ans, en suivant une croissance linéaire.

Un avenir prometteur

Une telle production n’existerait pas si le consommateur n’était pas au rendez-vous. Actuellement, près de 6 personnes sur 10 déclarent consommer régulièrement des produits bio et 3 sur 10 plusieurs fois par semaine.

Des chiffres qui, d’après une étude réalisée par l’Apaq-W, devraient augmenter. 80% des Wallons et des Bruxellois interrogés ont en effet déclarer avoir l’intention de consommer davantage bio à l’avenir. Ce chiffre monte même à 87% chez les 18-24 ans.

Les fruits et légumes bio et locaux sont les plus plébiscités par les consommateurs bio réguliers et ceux qui attirent le plus les consommateurs moins réguliers.

Un peu plus de la moitié des personnes interrogés jugent que l’appellation bio n’est pas un " alibi " pour vendre plus cher. 62 % perçoivent le bio comme une réponse appropriée aux problèmes environnementaux et démographiques de notre société, pour autant qu’elle continue à fonctionner dans une logique de production à petite échelle.

Adrien Corbeel