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Revue de presse : Horeca, la colère gronde

Côté français, les Unes évoquent évidemment Samuel Paty. Chez nous, en Belgique, à la Une, il n’y a qu’un mot : Horeca.

Avec d’abord l’émotion et la colère exprimées lors des manifestations qui se sont tenues ce week-end en France.

C’est la Une du Figaro, Samuel Paty, l’émotion et la colère, les larmes, les hommages. Oui, mais après se demande le quotidien en édito ?

Allons-nous enfin nous réveiller et répliquer à la guerre qui nous est déclaré ? Demande le Figaro.

Pour le Monde, ce n’est pas une guerre, mais un combat pour défendre à tout prix, la liberté d’expression.

Comme au lendemain des attentats de janvier 2015, la France doit faire bloc pour manifester son attachement aux valeurs attaquées.

Libération, dans le même sens, livre une très graphique

Liberté, j’enseigne ton nom.

Écrit le quotidien en ouverture.

Et en édito, Libération et son nouveau directeur de rédaction insistent, cet homme décapité, cet enseignant assassiné est un martyr de la mission républicaine.

Mais le combat que Libération propose à ses lecteurs, c’est bien de prolonger l’enseignement de ce prof. Le meilleur hommage au talent pédagogique de Samuel Paty, ce serait de multiplier son cours par milliers au jour de la prochaine rentrée scolaire.

Une leçon sur la liberté de dessiner dans toutes les écoles de France. Une leçon expliquant les fameuses caricatures de Mahommet aux 12 millions d’élèves.

Un mot, Horeca et un mot d’ordre.

Allez, c’est lundi… On ferme.

 

On referme, même, c’est le titre en Une du Soir. Cette fermeture pour un mois, c’est l’une des mesures annoncées par le Comité de Concertation.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à la lecture de la presse, la mesure ne fait pas l’unanimité.

L’Horeca ? Entre colère et résignation, titre la Libre.

La résignation est temporaire, écrit la Libre, ce qui semble impliqué, et c’est écrit, que la colère, elle puisse gronder plus ouvertement.

Pour SudPresse, l’Horeca est sacrifié. C’est bien le coup de massue attendu, titre le quotidien.

Alors parmi les formes qu’elle prend, cette colère, il y a cette annonce de l’Avenir.

Certains entendent attaquer en Justice la fermeture imposée.

Un collectif d’indépendant attaque l’Etat Belge, un recours en Justice parce que la décision d’imposer cette fermeture leur semble discriminatoire, disproportionné et fondée sur des preuves insuffisante.

Le recours, en extrême urgence, devant le Conseil d’Etat s’accompagnera d’une action en référé devant le tribunal de 1er instance, explique le quotidien.

 

En Une, aussi, il y a la crainte des soignants. Que ce soit à Bruxelles ou à Liège, le Laatste nieuws l’a constaté. Les hôpitaux sont de plus en plus remplis.

Nous craignons de devoir bientôt choisir qui nous allons sauver.

Déclaration qui fait la Une du quotidien.

 

Le Standaard, en Une aussi, constate qu’il y a pour l’instant suffisamment de matériel, suffisamment de protocole, de plan d’urgence.

Ce qui inquiète plus le quotidien, c’est la santé physique et surtout la santé mentale du personnel soignant.

Une étude réalisée au tout début de ce mois a scruté la santé des soignants.

La fatigue, le manque de sommeil, le stress continu. Tout cela se remarque parmi le personnel des soins de santé. La perspective aussi d’avoir a affronté une nouvelle vague de Covid inquiète fortement, mais le message reste volontaire.

Nous espérons que la population va nous soutenir, lit-on, pas en applaudissant. Mais en respectant les mesures barrières.

RTBF La Première

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