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Port du masque obligatoire en magasin: De Crem rappelle à l'ordre les bourgmestres, ceux du Borinage persistent et signent

Port du masque obligatoire en magasin, interdiction de rassemblement jusqu’à l’automne, etc.

Port du masque obligatoire en magasin, interdiction de rassemblement jusqu’à l’automne, etc. : le ministre de l’Intérieur Pieter De Crem demande aux gouverneurs de province de rappeler à l’ordre les bourgmestres qui ont pris ces dernières semaines des ordonnances bien plus strictes que les dispositions du Conseil national de sécurité.

"Par une lettre datée du 15 mai, le ministre de l’Intérieur m’indique qu’en tant que commissaire du gouvernement fédéral, je suis notamment chargé de contrôler si les administrations locales respectent rigoureusement les décisions prises par le Conseil national de sécurité élargi, contenues dans l’arrêté ministériel du 23 mars", indique le gouverneur du Hainaut, Tommy Leclercq, dans les colonnes de Sudpresse.

Ils ont parfois le nez dans le guidon

Leclercq évoque, pour sa province, une quinzaine d’ordonnances problématiques. "Je suis convaincu que (ces bourgmestres) agissent pour le bien de leurs citoyens. Mais ils ont parfois le nez dans le guidon".

Conseiller mais pas imposer

Le gouverneur cite une ordonnance de police interdisant, jusqu’au 20 septembre, toute manifestation publique de plus de 200 personnes, ou encore le cas de bourgmestres qui imposent le port du masque dans les magasins. "Un bourgmestre ne peut imposer le port du masque. Il peut le conseiller fortement".


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Idem pour le port du masque sur les marchés, dans les centres commerciaux, ou l’interdiction des visites dans toutes les maisons de repos. Les bourgmestres hennuyers concernés ont jusqu’au 22 mai pour retirer les ordonnances non conformes.


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En province de Namur, le gouverneur Denis Mathen avait pris la semaine dernière, en accord avec les bourgmestres, un arrêté de police interdisant jusqu’au 31 août l’organisation des événements publics à caractère festif, culturel, folklorique, récréatif, touristique, commercial et sportif. Il a dû le retirer après avoir reçu un courrier de De Crem.

"On va répondre"

Dans le Borinage, quatre mayeurs visés ont annoncé dans la journée qu'ils ne retireraient pas leur ordonnance.

"Nous préparons une réponse qui permettra d'expliquer de manière plus détaillée encore les raisons qui justifient un certain nombre d'ordonnances portant sur la fermeture des frontières, les interdictions d'accès aux maisons de repos et l'obligation du port du masque dans les magasins et espaces publics confinés", ont indiqué les bourgmestres de Quiévrain, Dour, Hensies et Honnelles, à savoir Véronique Damée (MR), Carlo Di Antonio (cdH), Eric Thiebaut (PS) et Mathieu Lemiez (apparenté cdH).

"L'autonomie communale nous permet de prendre des décisions pour s'adapter aux spécificités de notre territoire dès lors qu'il s'agit de la sécurité de nos concitoyens", font-ils valoir.

Les édiles ajoutent que "si une autorité veut nous empêcher de protéger au mieux notre population, il est toujours possible d'aller en recours contre nos ordonnances, mais nous notons avec satisfaction que ce n'est actuellement pas le cas".

Belga

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