Andenne 5300

Walterre : les communes se méfient

Dès le mois de mai, l’asbl Walterre, désignée par le Gouvernement wallon, va assurer la certification et la traçabilité des terres.

Dès le mois de mai, l’asbl Walterre, désignée par le Gouvernement wallon, va assurer la certification et la traçabilité des terres. En d’autres mots, il s’agira de ne plus faire n’importe quoi des déblais, par exemple extraits lors de travaux de voirie. Ils seront désormais sous contrôle de cette structure.

La Région dit avoir confiance dans Walterre. Mais certains contestent. Plusieurs communes craignent notamment que le secteur privé s’engraisse sur leur dos.

Andenne la frondeuse

En première ligne des contestataires, Andenne. Et derrière, d’autres communes et intercommunales qui doutent de l’indépendance de Walterre. Le premier échevin andennais, Vincent Sampaoli, l’affirme : (avec Walterre), "les gens du secteur piloteront tout, du terrassement jusqu’à la valorisation des terres." Bref juges et parties.

L’acte de naissance

Walterre a été créé par la Confédération de la Construction, la Fédération des Entrepreneurs de Voirie, COPRO (à 50% privés) et Immoterrae qui émane de la Confédération Flamande de la Construction. Cela peut faire douter de son indépendance.
Ce n’est pas l’avis d’Aymé Argeles, administrateur de Walterre. Plusieurs précautions ont été prises pour répondre à ce risque, dit-il. Le travail se fait sous contrôle de l'administration wallonne. Par ailleurs, aucun dossier individuel ne peut être évoqué au Conseil d’administration qui ne s'occupe que de stratégie.

Déjà en Flandre

En Flandre, un système presque comparable fonctionne et donne apparemment satisfaction. Il prévoit toutefois des assurances qui prémunissent les communes contre les frais importants qu’elles redoutent. En Wallonie, ce n’est toujours pas le cas.

1er mai ?

Sous pression communale, l’application du décret a déjà été reportée et même si la ministre Tellier tient à ce que la traçabilité des terres, prévue par le précédent gouvernement, soit bien effective au 1er mai, les communes contestataires ne baissent pas la garde.

Carl Defoy

Retrouvez l'article original sur RTBF