Andenne 5300

Toujours à la recherche de volontaires, la zone de secours Nage assouplit ses critères

La zone de secours qui regroupe principalement les casernes de Namur, Andenne, Gembloux et Eghezée, manque de bras.

Son cadre n'est pas encore rempli. Et les responsables sont prêts à faire quelques concessions pour motiver les futurs pompiers volontaires.

Pour devenir pompier volontaire de la zone de secours Nage, il fallait jusqu'à présent habiter dans un arrondissement situé à six kilomètres autour de la caserne. Une condition difficile, qui démotivait la plupart des candidats.

"La condition de domicile était un des problèmes, déclare Pierre Bocca, commandant de la zone de secours Nage. On a eu des candidats qui n’habitaient pas dans les six kilomètres imposés et qui n’avaient pas envie de déménager, pour diverses raisons. Cela peut se comprendre."

La zone a donc assoupli ses règles pour répondre à la pénurie de volontaires. Exit les six kilomètres, désormais le pompier volontaire devra se fier à sa montre. Et rejoindre la caserne en moins de 12 minutes, à partir du moment où son téléphone sonne. "On a étudié différents scénarios. On a regardé les zones où il y avait une densité de population élevée. Cela devrait permettre de conserver du personnel volontaire ; et éviter qu’après les formations dispensées ils quittent la zone pour une autre ou abandonnent tout simplement la profession."

Avoir plus de pompiers volontaires sous la main devrait permettre à la zone de résoudre les problèmes de planification de ces hommes du feu, dont ce n'est pas le premier métier. "On ne peut pas leur imposer les dates et heures… Ils gèrent eux-mêmes leur propre planning de disponibilité. C’est un peu compliqué au niveau de l’opérationnel : on peut très bien se retrouver un jour avec 50 volontaires disponibles et le lendemain, sans personne…"

La zone de secours Nage regroupe 10 communes du Namurois, sur lesquels doivent intervenir en principe 200 volontaires. Elle organisera une nouvelle épreuve de recrutement à la fin du premier trimestre 2020.

Thibault Balthazar

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