Namur 5000

Un projet d'une trentaine de petites maisons en bois pour loger des personnes sans-abri à Namur

Une trentaine de petites maisons en bois pour loger des sans-abri ou des personnes qui vivent dans des logements très insalubres, c’est le projet actuellement en gestation de Dominique Bigneron.

Ce particulier, veut, avec l’aide d’un mécène, offrir un toit aux plus démunis. "J’ai pu constater via une expérience professionnelle que le logement est au cœur des problèmes des sans-abri, sans logement rien n’est possible : pas de possibilité de trouver un emploi, encore moins de le garder, de renouer avec la famille etc. C’est la base".

Il souhaite donc construire une trentaine de petites maisons d’environ 20 à 22 m². "Au volet logement s’ajoute un autre fil rouge, un accompagnement social. Un accueil de jour complète le projet. L’idée c’est d’être présent pour eux. Par exemple, les maisons n’auraient pas de douche ou de machine à laver, ça se ferait à l’accueil de jour. L’idée est simple : garder un lien, un contact quotidien".

Qui pourra en bénéficier ?

Le projet s’adresse donc aux personnes sans logement. Mais comment concrètement décider qui pourra venir s’installer ? "J’espère que nous pourrons pleinement collaborer avec le RSUN, le Réseau Social Urbain Namurois. Leur donner accès à nos infrastructures, et donner accès à tous leurs services. Ils pourront mettre en lumière les problèmes les plus urgents. L’idée est de mettre à disposition un logement de qualité à un prix abordable et sans limite de temps. Les gens resteront aussi longtemps qu’ils en ont besoin. J’imagine quelque chose comme 400 euros toutes charges comprises" explique Dominique Bigneron.

Où le projet va-t-il s’implanter ?

Le projet doit encore trouver un terrain sur lequel se développer. Sur ce point, des discussions sont en cours avec la ville de Namur. Le bourgmestre, Maxime Prévot dit accueillir le projet "avec beaucoup d’enthousiasme". "Cela fait plusieurs années que nous étions demandeurs d’un projet de structure d’accueil de bas seuil avec un accompagnement social intensif". La ville de Namur mettrait à disposition un terrain via un bail emphytéotique. Elle analyse actuellement trois localisations et leurs contraintes urbanistiques. Dans le même temps, l’administration travaille sur des balises pour encadrer l’habitat léger dans le Namurois.

Dominique Bigneron souhaite également, dans un deuxième temps, développer une série d’activités à la carte : atelier cuisine, culture, potager communautaire. "Rien ne sera évidemment obligatoire, ils participeront s’ils le souhaitent". Et pour chapeauter l’entièreté du projet, une asbl est en cours de création "Un toit pour l’avenir".

 

A. Stas

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