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Un procès pour féminicide s'ouvre ce lundi à la Cour d'Assises de Namur

Le 23 novembre 2017, le corps sans vie de Nathalie Lahaye (47 ans et mère d’un enfant) est retrouvé dans sa voiture garée Place de l'Hôtel de Ville, à Walcourt.

La victime a été tuée d'une balle dans la tête et deux dans la poitrine.

Très rapidement, l'ex-compagnon de la victime, Michel Petersbourg, apparaît comme le principal suspect. Il est retrouvé le lendemain matin dans une voiture sur le parking de la gare de Walcourt. Peu après son interpellation, il avoue avoir tiré mais nie l'intention de tuer et la préméditation.

Quel est l'enjeu du procès ?

Des experts sont attendus dans les prochains jours pour déterminer le profil psychologique du tueur et ses motivations. L'homme était connu pour sa consommation problématique d'alcool et possède un impressionnant casier judiciaire, allant des infractions de roulage au vol avec violence. Il a déjà cumulé près de 15 ans de peine de prison.

Vendredi, le jury (composé de six hommes et six femmes) devra se prononcer sur la culpabilité de l'accusé, et déterminer s'il a - oui ou non -prémédité le meurtre de son ex-compagne.

La défense demande le report. Refusé par la cour d'assise

La défense de Michel Petersbourg a demandé lundi le report du procès. Un des témoins, un expert psychiatre qui s'est penché sur la personnalité de l'accusé est indisponible et ne sera pas présent mercredi pour son audition. Les avocats de Petersbourg estiment que cette absence constitue une atteinte aux droits de la défense. L'avocat de la partie civile et l'avocat général Seminara ont eux indiqué qu'ils souhaitaient que le procès se poursuive. La cour s'est retirée pour délibérer sur la question.

La réponse est tombée en début d'après midi. C'est non. la cour d'assises de namur a décidé de poursuivre le procès et de ne pas accorder un report aux avocats de Michel Petersbourg. La cour a estimé que l'absence de l'expert-psychiatre aux débats ne constituait pas une violation des droits de la défense.

Anaïs Stas

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