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Ouverture des commerces non essentiels : chacun à son tour ?

Depuis la Toussaint, le gouvernement a permis à certains commerces non essentiels de rester ouverts : les fleuristes, les magasins de bricolage, les merceries… A quelques jours d’un nouveau Comité de concertation qui pourrait fixer de nouvelles règles, une pétition circule pour demander que cette liste soit revue.

"Il faut tenir compte de la saison qui a changé, plaide Isabelle Grutman, gérante d’un magasin de vêtements à Jambes. Les fêtes de fin d’année approchent et d’autres commerces doivent être considérés comme essentiels : le textile, les cadeaux, la décoration, les salons de coiffure… Nous proposons que certains commerces qui sont restés ouverts au mois de novembre ferment pour laisser d’autres commerces ouvrir au mois de décembre. Ainsi on limite le nombre d’enseignes ouvertes pour continuer à contenir l’épidémie, mais on permet à plus de monde de gagner sa vie."


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La présidente de l’Association des commerçants de Jambes, Marie-Frédérique Charles, partage ce point de vue : "Il n’y aurait pas plus de clients dans les commerces globalement, mais ils iraient dans des commerces différents. Tous les commerçants pourraient ainsi travailler mais en alternance. C’est un principe de solidarité."

L’UCM plutôt favorable à l’ouverture de tous les commerces mais sur rendez-vous

La pétition qui circule sur internet depuis ce week-end a récolté un peu plus de 400 signatures ce mardi soir. Mais elle ne reçoit pas le soutien de l’Union des classes moyennes, qui défend une autre stratégie.

"Nous prônons la réouverture de tous les commerces, sans discrimination, le plus vite possible mais sur rendez-vous dans un premier temps", a expliqué le président de l’UCM Pierre-Frédéric Nyst sur le plateau du JT de 13 heures ce mardi. Beaucoup de commerces ont expérimenté cette formule lors du premier confinement et sont donc prêts à réactiver la procédure. Cela permettra aux commerçants d’augmenter un peu leur chiffre d’affaires, et peut-être aussi d’éviter une ruée, une cohue dans les magasins si on décide de rouvrir complètement les commerces quelques jours avant Noël."

François Louis

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