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Editions de l'Avenir: la direction et la rédaction trouvent un accord, 4 licenciements maximum

La direction des Éditions de l'Avenir et une délégation de la Société des rédacteurs (SDR) et de l'Association des journalistes professionnels (AJP) a trouvé un accord dimanche, au terme d'un week-end de négociations intenses.

Cet accord doit permettre de limiter, à maximum quatre, le nombre de licenciements secs.

"Un accord est intervenu permettant le respect de toutes les conventions en vigueur dans l'entreprise. Les décomptes individuels en tiendront compte. Ceci permet qu'intervienne un plus grand nombre de départs en RCC (régime de chômage avec complément d'entreprise, ex-prépension, NDLR) ou volontaires, en minimisant à quatre équivalents temps plein maximum le nombre de licenciements secs (sur base du nombre de départs connu au 15/02 minuit à la rédaction, cfr liste envoyée à l'AJP)", indiquent la direction, la SDR et l'AJP dans un bref communiqué commun.

Critères

Au sujet des licenciements secs, la direction a confirmé que les seuls critères qu'elle utilisera pour licencier seront des critères "organisationnels et/ou de compétences en lien avec le plan de redéploiement." Le personnel avait fait part de ses craintes quant à la possible existence d'une "liste noire".La direction, l'AJP et la SDR se félicitent enfin "de ce retour progressif à la confiance, base de tout développement sain de l'entreprise.

"Les relations entre la direction et la rédaction de l'Avenir étaient particulièrement tendues ces derniers jours. Le journal n'a pas paru vendredi, en raison d'une grève la veille, alors que, ce samedi, la rédaction a publié une enquête revenant sur les trois dernières années de sa relation avec l'entreprise Nethys (actionnaire du journal depuis 2014).

Stratégie

L'article reprochait notamment à l'entreprise "un manque de vision et une stratégie de pourrissement" et dénonçait le fait que le journal soit "sous pression depuis trois ans".Les directions des Éditions de l'Avenir et de Nethys ont fait part dans la foulée de cette publication de leur "stupéfaction" face à un "récit à charge et truffé de mensonges".

Fin octobre 2018, la direction des Éditions de l'Avenir avait annoncé son intention de supprimer 60 équivalents temps plein sur un total de 280 travailleurs. En décembre, le personnel et la direction s'étaient accordés sur le départ de 45 équivalents temps plein, dont 31,74 au sein de la rédaction du média. La tension était toutefois remontée d'un cran ces dernières semaines sur la question d'éventuels licenciements secs, le nombre de RCC et de départs volontaires étant insuffisant. Jeudi soir, la direction et la délégation syndicale CNE-Setca, sans les représentants des journalistes, s'étaient entendus pour proposer une enveloppe financière supplémentaire estimée à 450.000 euros, dans le but d'inciter à davantage de départs volontaires afin d'éviter les licenciements secs.

RTBF

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