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Une Verviétoise parmi les 2 Belges sélectionnés pour préparer la COP 26

Elle a été repoussée en raison de la pandémie, la 26ème conférence mondiale sur les changements climatiques, la COP26, démarre ce dimanche à Glasgow, en Ecosse. Esmeralda Wirtz est Verviétoise. C’est une des deux jeunes belges sélectionnées pour participer à sa préparation, la pré-COP à Milan. Pour elle, « chaque action peut sauver la vie de quelqu’un ».

Elle a choisi de vivre dans quelques mètres carrés, pour réduire son impact sur l’environnement. C’est la même raison qui pousse Esmeralda Wirtz à surveiller sa consommation d’eau : seulement 100 litres par semaine, alors qu’un Belge utilise en moyenne ce volume en un seul jour.

"On dit souvent qu’on se bat pour le climat pour sauver la planète, mais la planète, c’est des rochers, ils s’en fichent du changement climatique mais il y a des vies derrière, des droits humains. Moi, je me dis que chaque action que moi, je vais faire en tant que personne, va potentiellement améliorer la vie de quelqu’un", soutient Esmeralda Wirtz, déléguée belge à la pré-COP.

La voix des jeunes et des pays du Sud

Ces personnes, déjà fortement impactées par les changements climatiques, elle a pu en rencontrer quelques-unes à Milan. C’est une des deux jeunes belges sélectionnées pour participer à la pré-COP 26, 3 jours de préparation cruciaux pour la conférence mondiale sur les changements climatiques à Glasgow.

Mais elle n’ira pas en Ecosse, elle suivra les débats depuis son écran. Elle a préféré parrainer à la place certains jeunes des pays du Sud, des pays sous-représentés alors qu’ils sont les plus touchés.

"Dans certains pays, les catastrophes climatiques se produisent depuis des années et on en parle peu" confie Esmeralda Wirtz. "Comme on l’a vu en Belgique lors des inondations, il y a beaucoup de gens qui sont aujourd’hui encore dans une situation extrêmement précaire et dans d’autres pays, les catastrophes climatiques se produisent depuis des années et des années et on en parle très peu. Ce sont des gens qui sont affectés, des gens qui perdent la vie, des gens qui perdent leurs proches, des gens qui perdent leurs maisons etc. et donc il faut vraiment avoir ça en arrière-plan de chaque décision qui sera prise à la COP".

"Un réchauffement de 1,5°C, on perd 60% de nos coraux; 2°C on en perd 90%"

Depuis la première COP, les émissions de gaz à effet de serre n’ont fait qu’augmenter. L’accord de Paris affirme qu’il faut limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré maximum... " Si on écoute les scientifiques, on est vraiment à la dernière limite. C’est vraiment maintenant qu’il faut agir si on veut rester sous la barre des 1,5 degré. Si on agit maintenant, dans l’année qui vient, de manière radicale, eh bien, ça va être impossible de rester sous 1,5 degré. Et c’est problématique, car lorsqu’on regarde les rapports du GIEC, les experts sur le climat, ce qu’ils expliquent, c’est que, les conséquences, si on arrive à un réchauffement de 1,5°C, ne sont pas déjà très bonnes, mais si on atteint 2 degrés, c’est encore pire. Par exemple, à 1,5 degré, on va perdre 60% des coraux et à 2 degrés, on va perdre 90% coraux. Donc, il y a vraiment de grandes différences en fonctions des paliers que l’on atteint et c’est pour ça qu’il faut continuer à se battre", souligne la Verviétoise.

Rappelons qu’en matière de climat, l’Union européenne est plutôt bon élève, mais certains pays traînent la patte : la Bulgarie et la Belgique. Notre pays n’a pas réussi à baisser sa consommation énergétique, ni à développer des renouvelables.

Aurélie Michel pour Vedia