Theux

Situé le long de la Hoëgne, Theux est habité dès l’époque romaine. Des vestiges de villas et de cimetières romains en attestent. Il faut attendre 814 pour voir apparaître officiellement le nom de Theux dans un document par lequel Louis le Débonnaire cède des terrains à l'abbaye de Stavelot.

200 ans apres, et elle est toujours , est construite l’église romane Saint-Hermès-et-Alexandre. Elle possède trois nefs construites. Il s’agit d’une église-halle, la seule actuellement conservée entre Loire et Rhin.

A partir du 16e siècle, Theux constitua une vaste châtellenie, autrement dit une seigneurerie. Elle fût appelée " Marquisat de Franchimont" et dépendait du Prince-Evêque de Liège.

Le château de Franchimont, construit sur une forteresse du 11e siècle, fut assailli et incendié à plusieurs reprises. Reconstruit par le prince-évêque Arnould de Hornes, il allait être le point de départ des célèbres six cents Franchimontois lors de leur tentative de capture dans la nuit du 29 au 30 octobre 1468 du duc de Bourgogne, Charles le Téméraire. Celui-ci ravagea la région de Franchimont à titre de représailles. Tous les moulins à fer seront détruits. Cela n'a pas empêché que le fer devienne au fil du temps la principale ressource  des habitants: les hauts-fourneaux, les marteaux des Forges et des platineries se sont développés . Après son essor remarquable, l‘industrie sidérurgique dans la région d etheux a complètement décliné  à la fin du XVIIème siècle.

Theux possède un seconde forteresse mais beaucoup plus récente : le fort de Tancrémont. Inauguré le 8 août 1938, il est situé à cheval sur les communes de Pepinster et Theux. Il constituait avec onze autres forts la Position Fortifiée de Liège. Lors de l’invasion allemande de 1940, la garnison du fort coupée de toute communication avec l’extérieur sera forcée de déposer les armes le lendemain de la capitulation, soit le 29 mai 1940 ! Et ce ne fut pas sans discussions, car le Lieutenant-Général allemand Spang dut donner au Capitaine A. Devos, Chef de Batterie, l'assurance, sur son honneur d'officier, que le Roi Leopold III avait bien donné l'ordre à toute l'Armée belge de cesser les combats.

C.Vandelois