C'était la capitale mondiale de la laine

Verviers était, au début du 20e siècle, une des capitales mondiales de l’industrie lainière. C’est à la fin du 14e siècle que l’industrie drapière s’est installée le long de la Vesdre en raison de la qualité de ses eaux. C’est le début d’une très grande période de prospérité pour la ville et pour la région. Verviers sera une des portes d’entrée de la révolution industrielle sur le continent européen. La famille Cockerill y installera les premières machines mécaniques à tisser et à carder la laine dès 1799 à l'usine Au Chat.

Au milieu du 19e siècle, dans le centre-ville de Verviers, contrairement à la périphérie, c’est le règne des grandes fabriques qui rassemblent à elles seules entre un quart et un cinquième des travailleurs du secteur. Le seul arrondissement de Verviers rassemble 42 % des entreprises textiles belges et 68 % de la main d’œuvre (12.349 personnes).

La crise des années 1930 touche de plein fouet l’industrie textile verviétoise. Le déclin est en marche. Il s’accentue au lendemain de la seconde guerre mondiale en raison de la concurrence étrangère.

Aujourd'hui, seules deux entreprises travaillent toujours la Laine. L’une d’entre elles est Iwann Simonis, le leader mondial de la fabrication de tapis de billard.

De ce riche passé, il reste de nombreuses traces à Verviers.

Le patrimoine immobilier est remarquable. Citons l’hôtel de ville édifié au 17e siècle en style Louis XVI, le théâtre de 1892 avec son dispositif scénique à l’italienne et l’ancienne manufacture de Thier, construite en style néo-classique au début du XIXe siècle. Elle accueille aujourd’hui le Centre touristique de la Laine qui propose la découverte des différentes étapes du processus d’élaboration du drap de laine à travers un parcours spectacle "Du Fil à la Mode". On peut y admirer une impressionnante collection de machines, témoins du riche passé industriel verviétois.

C. Vandelois