Saint-Vith (Sankt Vith) 4780

Equitation : Kim Dumont, une cowgirl en Belgique

Du côté du manège de La Petite Écurie de Wanfercée-Baulet, Kim pratique l’Extrême Cowboys Race. Une discipline peu connue en Belgique qui mérite pourtant le coup d’œil.

Une découverte très jeune

C’est à l’âge de quatre ans que le jeune Belge de Sambreville découvre le monde du western. Et depuis lors, elle pratique trois disciplines : l’Extreme Cowboy Race, le Trick Riding et le Barrel Race.

" Je ne savais pas que cela existait et c’est en arrivant dans un ranch que j’ai découvert ces différentes disciplines. J’y ai alors découvert tout l’univers western et j’ai adoré ", nous explique Kim.

La jeune femme s’est alors lancée dans l’apprentissage de ces trois disciplines.

Avec l’Extreme Cowboy Race, il faut recréer le travail exécuté par un cowboy au sein d’un ranch. Il s’agit de réaliser un parcours composé de différents obstacles le plus rapidement possible.

Ensuite, vient le Trick Riding, découvert aux États-Unis grâce à la migration de cosaques sur le territoire. La voltige Cosaque, renommée Trick Riding aux USA, est une discipline pratiquée en ligne ou en cercle de piste. Ici, le cheval est lancé au galop et le cavalier doit exercer différents types de figures.

"Ma figure préférée, c’est l’hippodrome stand. C’est celle où je suis debout sur le cheval. Elle est très compliquée parce il faut trouver son équilibre et trouver la bonne position. En plus, le cheval galope donc il faut vraiment avoir la bonne position pour pouvoir suivre le mouvement. Et puis, j’aime bien aussi la croix de la mort ou suicid drag. C’est celle où je suis à l’envers sur le cheval. J’ai presque mes mains qui touchent le sol. Je trouve que c’est très excitant et comme j’adore l’adrénaline, ce sont vraiment des figures qui sont incroyables à faire."

Et puis, la cavalière fait aussi du Barrel Race. L’objectif ici est d’ effectuer le plus rapidement possible un parcours composé de 3 tonneaux autour desquels il faut tourner.

Une discipline qui vient des USA

L’équitation western est apparue au 19ème siècle et provient des États-Unis. Les cowboys, devant travailler à cheval, ont développé un type de monte particulier afin de répondre aux conditions et tâches quotidiennes.

Si l’importation de la discipline en Belgique a pris du temps à arriver, aujourd’hui l’Extrême Cowboys Race commence à se faire de plus en plus connaître : " Le western commence à devenir de plus en plus connu. Ça commence à passer un petit peu à la télévision, donc c’est vraiment en constante évolution. Et puis, il y a assez de centres équestres, qui, en Wallonie, proposent tout ce qu’il faut pour pouvoir monter à la western ", rajoute Kim.

On compte les points ?

Lors d’un concours, des points sont attribués selon différents critères, comme nous l’explique la cavalière : " Les points sont calculés en fonction du parcours qu’on a fait, de la manière dont on franchit les obstacles, comment on se comporte avec le cheval, comment le cheval se comporte sur les obstacles, la confiance avec le cheval… Cet ensemble fait que des notes sont attribuées aux cavaliers. "

L’importance d’une collaboration étroite entre cavalier et cheval

Pour devenir champion dans ces disciplines, le travail en équipe est indispensable. " Il faut beaucoup de confiance pour former un bon duo et beaucoup d’amour aussi ! "

Un duo formé depuis six ans avec Zippy, un Quarter Horse de 19 ans : " La meilleure race. Ils sont bien dans leur tête, ils restent calmes, ils sont courageux, ils n’ont peur de rien. C’est vraiment la race du cowboy. "

Un palmarès qui grandit

Kim monte trois fois par semaine afin de répondre aux exigences de ces disciplines. Ses entraînements commencent à payer puisqu’elle a déjà obtenu des résultats.

" Je suis la première belge à figurer dans le classement mondial, je suis vice-championne de Belgique, 4ème championne d’Europe et je suis championne de la saison 2019-2020 d’Extreme Cowboy Race. "

Son objectif ultime ? Arriver à concourir au côté des plus grands acteurs de cette discipline et disputer les championnats du monde. Pour cela, elle doit accumuler un certain nombre de points en compétitions nationales et européennes afin de pouvoir s’envoler pour les États-Unis.

" J’aimerais bien commencer à faire des spectacles de Trick Riding et continuer à faire des compétitions. Et puis aller au championnat du monde. Tous nos points sont envoyés en Amérique. Et quand on a assez de points, on peut aller faire le championnat mondial. "

Plus d’informations

Si vous voulez suivre Kim et son parcours, la jeune femme a créé une page Facebook et un compte Youtube.

 

Pierre Lambert et Maïté Gobert