Eupen 4700

Inondations: le bilan est lourd pour les entreprises qui bordent la Vesdre

Dans la vallée de la Vesdre, c'est la désolation dans les entreprises qui bordent la rivière suite aux inondations qui ont touché le pays la semaine dernière.

La câblerie d'Eupen, le plus gros employeur de la communauté germanophone avec 850 travailleurs, est à l'arrêt complet. Ses trois sites ont été noyés.

Il en est de même de la grosse imprimerie Kliemo également à Eupen, tandis que la beurrerie Corman, à Goé, devra sans doute mettre ses 420 travailleurs au chômage technique.

Du côté de Verviers, deux fleurons du textile ont été sous eau

Traitex, est le dernier lavoir de laine du pays et la seule unité de carbonisage d’Europe. Les eaux ont traversé l’entreprise détruisant la division lavage. Vanessa Macias, du service commercial: "La ligne de lavage est totalement anéantie. Il nous reste la ligne de carbonisage, mais notre gros problème ici, c'est que nous n'avons actuellement pas d'eau, pas d'électricité pour alimenter les machines, et la station d'épuration ne fonctionne plus non plus. On doit donc tout reconstruire".

La cinquantaine de travailleurs est dans l’incertitude car les nouvelles machines de lavage, achetées pour 300.000 euros en avril, n’ont pas pu être assurées contre les inondations, nous a confié le directeur de Traitex lui-même.

Un peu plus loin, la société Iwan Simonis, leader sur le marché des draps de billard, annonce des dégâts colossaux. Le nettoyage, en cours, déterminera l’étendue des dégâts. Une cinquantaine de travailleurs sont concernés.

Toujours à Est de Verviers, la blanchisserie familiale Depairon, 160 travailleurs, est totalement sinistrée. Elle dessert notamment l’hôpital de Verviers. René Depairon, le patron, accuse le coup: "Le sinistre est total. Tout l'outil de production a été mis à terre, et tous nos stocks, qui étaient très importants, des dizaines de milliers de vêtements. Le charroi, c'est la même chose. Je ne vois pas l'avenir noir, mais je le vois sombre. La volonté de toute la famille, c'est de relancer l'outil. Et de pouvoir continuer, alors que cette année-ci, nous fêtions nos 125 ans".

Le secrétariat social de l’UCM a commencé à chiffrer les demandes de chômage technique. Ce sera sans doute par milliers.

Philippe Collette

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