Amay 4540

Amay: l'ASBL Leg's Go permet à des personnes amputées de se reconstruire grâce au sport

C'est une question qu'on se pose en cette semaine dédiée à l'opération CAP 48: est-il possible de faire ou de continuer le sport quand on a subi une amputation? En région liégeoise, l'ASBL Leg's Go, basée à Amay, prouve que c'est bien le cas.

C'est une question qu'on se pose en cette semaine dédiée à l'opération CAP 48: est-il possible de faire ou de continuer le sport quand on a subi une amputation?

En région liégeoise, l'ASBL Leg's Go, basée à Amay, prouve que c'est bien le cas. Leg's Go rassemble des personnes handicapées et des sportifs valides autour de la course à pied. Elle permet à des amputés de se reconstruire grâce au sport. Nous avons suivi un entrainement avec des coureurs.

Des prothèses adaptées

Yves et Pierre terminent un entrainement intensif. Yves est essoufflé. Il reconnait qu'il est à la traine derrière Pierre: "Il est plus fort que moi. C'est une machine" reconnait Yves. Pourtant, Pierre n'a qu'une jambe. Il court avec une prothèse conçue pour le sport: "Ça permet au départ de faire du sprint. Et puis, si on la raccourcit un peu, on peut s'en servir pour des plus longues distances".

Je redeviens comme tout le monde

Valentine fait aussi partie du club Leg's Go. Passionnée de tennis, elle a 24 ans. Elle a été amputée d'une partie de la jambe droite à la suite d'une tumeur. Leg's Go a financé sa prothèse sportive au mois de juillet: "C'est encore plus beau parce qu'on en profite deux fois plus. On sait par quoi on est passé. On se dit, moi, le sport, c'est fini. Et en fait non. On se dit maintenant, je redeviens quelque part comme tout le monde. Alors, c'est vrai, je n'ai plus ma jambe, mais est-ce que ce n'est pas simplement un aspect physique puisque je peux tout faire. J'aimerais bien faire des tournois dans la catégorie valides".

Jusqu'à 15 000 euros pour une prothèse

Mais ces prothèses coûtent très cher et ne sont pas remboursées par les soins de santé. Nathalie Liesens, trésorière du club: "Pour les prothèses sportives, ça dépend vraiment du type d'amputation: si on est au-dessus du genou, ou en dessous, ça change tout. Mais ça va jusqu'à 15 000 euros quand on a besoin d'un genou. Ce n'est pas possible si on n'a pas une association qui vient en aide à ces personnes".

Depuis sa création, l'association a financé du matériel pour 16 sportifs moins valides.

Baptiste Hupin

Retrouvez l'article original sur RTBF