Huy 4500

Natagora lance le 13e recensement annuel des papillons

Qui papillonne dans vos jardins? Natagora propose à tout un chacun de le découvrir en participant durant le mois de juillet au 13e recensement annuel des papillons.

Avec leurs exigences écologiques variées, ces insectes aux ailes colorées sont de très bons indicateurs de la qualité de l'environnement.

Posés sur une plante indigène, des herbes folles ou tourbillonnant dans les potagers aromatiques, les citrons, paons du jour et autres petites tortues ont quitté leurs chrysalides plus tôt cette année. En cause: les changements climatiques, déplore Anne Weiserbs, biologiste chez Natagora.

L'opération de comptage a donc été avancée du premier week-end d'août, traditionnellement, à l'ensemble du mois de juillet. Si l'allongement de la période de recensement rend les données encodées plus fiables, "il y a plus de jours ensoleillés, indispensables au vol des papillons, sur un mois", précise la biologiste.

Mais comment reconnaître Robert le diable? Grâce au bord découpé de ses ailes et sa robe orange tachetée de noir. Et l'azuré des parcs? Par ses ailes blanc-gris qui, une fois déployées, laissent apparaître un joli bleu. L'association de protection de l'environnement précise ainsi sur un poster disponible en ligne les caractéristiques des 33 espèces les plus fréquentes dans nos jardins.

Différents moments de la journée

Les observateurs en herbe privilégieront les beaux jours et étaleront leurs décomptes sur différents moments de la journée et du mois afin de contempler une plus grande diversité d'espèces, conseille Natagora. Le nombre maximum d'individus repérés en même temps peut ensuite être encodé sur le site papillons.natagora.be. "Si vous observez très peu d'espèces, communiquez-nous tout de même votre relevé car l'absence de papillons est une information intéressante", souligne l'association.

Un millier de lépidoptères ont déjà été étudiés dans 37 jardins depuis le 1er juillet. Au cours de l'édition 2018, plus de 23.000 individus avaient été observés par près de 3.000 participants sur un week-end. Le nombre moyen de papillons recensés était "très inférieur" à celui des années précédente, sans doute dû à un printemps favorable à une éclosion deux à trois semaines plus précoce.

En conservant un petit coin de nature sauvage dans leur propriété, les particuliers peuvent, à leur échelle, participer au redéploiement de la biodiversité, rappelle Natagora. Un petit geste qui augmente également leurs chances d'observer plus d'espèces différentes lors des prochains recensements.

Belga

Retrouvez l'article original sur RTBF