Wasseiges 4219

Retrouver du bonheur au travail en développant un projet d'entreprise

Dans les espaces de co-working mis à leur disposition, boulevard du Souverain à Auderghem, Alexis, Francesca, Benoit et quelques autres mettent la dernière touche au projet d’entreprise qu'ils ont développé au cours des quatre derniers mois. Des...

Dans les espaces de co-working mis à leur disposition, boulevard du Souverain à Auderghem, Alexis, Francesca, Benoit et quelques autres mettent la dernière touche au projet d’entreprise qu'ils ont développé au cours des quatre derniers mois. Des projets qu'ils ont imaginé après un parcours souvent douloureux dans des entreprises dites classiques.

"J'ai fait le constat que l'économie traditionnelle allait droit dans le mur" annonce Quentin. "J'avais constaté autour de moi énormément de mal être au travail", ajoute son voisin". "J'avais besoin de retrouver du sens dans ce que je faisais", complète un troisième. 

Le programme Extrapreneurs

Ils ont alors entendu parler du programme Extrapreneurs, une initiative lancée par Michel de Kemmeter.  Cet entrepreneur, spécialiste de la transition économique est convaincu qu'il faut remettre l'humain au cœur du système. Il a donc voulu soutenir des projets et encourager leurs auteurs en proposant un encadrement d'experts et d'entreprises partenaires.

"Nous nous adressons à des gens qui ont des compétences mais veulent réorienter leur carrière. Ils se (re) construisent eux-même, en même temps que les projets" explique Michel de Kemmeter.

Des projets orientés vers les grands enjeux de société : le recyclage de déchets, l'habitat locatif durable, la mobilité ou l'éducation. "Outre le coaching personnel et le coaching de groupe, ils auront accès aux ressources de grandes entreprises qui ont, elles aussi, besoin d'innover, en sortant des sentiers battus."  

Un projet de recyclage local des déchets

A 38 ans, Alexis voulait retrouver du sens dans sa vie professionnelle. Depuis 4 mois, il développe en tandem avec Francesca, un projet de recyclage local des déchets plastiques et organiques. "Nous sommes partis du constat qu'en Belgique, les déchets sont, certes, triés mais pour être recyclés, ils sont souvent exportés à l'autre bout du monde. Or nous sommes persuadés que ces déchets peuvent aussi être des ressources qu'il vaudrait mieux exploiter ici".

Au terme des quatre mois, Alexis et les autres devraient sortir de l'incubateur avec un projet solide, prêt  à démarrer. Car pour que le bonheur soit complet, il devront aussi trouver leur place dans la vraie vie des affaires.

Véronique Fievet

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