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Esneux : le handisport en hôpitaux à la recherche d'un financement récurrent

Cap 48 finançait jusqu’à présent la recherche et des activités dans le domaine du handisport, le sport pour personnes handicapées, notamment dans le cadre de leur revalidation.

Mais ce financement va progressivement s’arrêter. Sous forme récurrente en tout cas. D’où la recherche d’un nouvel apport financier pour les organismes concernés.

Une rencontre avait lieu à ce sujet ce vendredi au centre de revalidation du CHU de Liège, à Esneux, entre les trois CHU francophones organisant des activités handisports, la Ligue Handisport francophone, Cap 48 ainsi que les ministres des sports et des hôpitaux universitaires Valérie Glatigny et de la Santé Christie Morreale.

Depuis 4 ans, le projet était financé par Cap 48 mais ce ne sera plus le cas à l’horizon de l’automne 2021 : " Le propre de Cap 48 est de financer des projets pendant une durée qui est déterminée et qui est annoncée. Le projet ici au sein des hôpitaux est un projet dont nous espérons qu’il puisse se poursuivre et on sent bien qu’il y a un intérêt pour ça ", explique Renaud Tockert, administrateur délégué de Cap 48.

Un financement indispensable car ce type de service coûte cher : " Le matériel coûte cher, et puis il faut financer une personne dans chaque centre, qui va permettre de proposer ces activités et donc il faut pour ça qu’on trouve un financement quelque part, d’où l’intérêt de demander aux ministres si elles peuvent nous aider d’une façon ou d’une autre à l’avenir. Pour l’instant, il y a des pistes mais encore aucun accord ", précise Christian Pirard, fondateur de Cap 2 Sports, l’asbl qui propose le handisport au centre de revalidation d’Esneux.

Quant à la ministre Valérie Glatigny, elle se montre plutôt optimiste par rapport à ce financement : " On va essayer d’être créatifs puisqu’on voit bien que c’est un projet qui est à la frontière entre le sport et la santé. L’objectif est d’être créatif pour mettre ensemble peut-être plusieurs lignes budgétaires pour arriver à obtenir une pérennisation de celui-ci ".

Quant aux montants en jeu, il y a un minimum et un idéal :Il faut un équivalent temps plein dans chacun des trois gros centres de revalidation universitaires. Et au mieux, il faudrait y ajouter eux ou trois centres mobiles qui feraient le tour des différents centres de revalidation en Fédération Wallonie-Bruxelles. Un temps plein c’est 60.000 euros. Si on multiplie, dans l’idéal, rêvons un peu, par dix, c’est 600.000 euros. C’est important parce que pour les handicapés, en revalidation, c’est un outil tant de revalidation physique que de réintégration sociale, et c’est un outil d’inclusion ", précise Maïlis Lechien, directrice générale de la Ligue handisport francophone.

Les trois centres de réadaptation universitaires de l’ULiège, de l’UCL et de l’ULB totalisent 455 patients par an bénéficiant d’activités handisports pour un total de 46 séances par semaine.

Olivier Thunus

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