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"Nous voulons revenir à l'école" des élèves de l'Athénée Léonie de Waha expriment leur mal-être

Le moral de nombreux étudiants est au plus bas.

Le moral de nombreux étudiants est au plus bas. Le mal-être, profond. A Liège, un groupe d'élèves du 3ème degré de l'Athénée communal Léonie de Waha a tenu à le faire savoir aux autorités via une lettre adressée prioritairement à l'échevin de l'Instruction publique Pierre Stassart mais également au bourgmestre Willy Demeyer ainsi qu'à la Ministre de l'Education de la Fédération Wallonie Bruxelles, Caroline Désir. Une pétition est également en ligne. Celle-ci demande d'aider les élèves du 3ème degré de la Ville de Liège à retourner à l'école!

Dans cet établissement, depuis le deuxième confinement du mois d'octobre, les élèves de 5e et 6è année secondaire ne peuvent plus se rendre à l'école qu'un seul jour par semaine. Ceux-ci réclament un retour à 50% en présentiel, comme c'est le cas dans la majorité des écoles de la Fédération Wallonie Bruxelles. 

On n'est plus dedans

A l'origine de cette lettre, Simon, 17 ans. " Sur quatre semaines, on se rend seulement quatre jours à l'école. Donc, c'est assez difficile de se mettre dans un rythme de travail. On n'est plus dedans. On est clairement largué". Simon dit avoir l'impression de flotter, d'être dans le vide " moi je pense que si on est dépassé à l'école, on est dépassé partout, parce qu'on est privé de contact social, on n'apprend plus grand-chose et en fait, on ne se sent plus vivant".


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Les enseignants sont inquiets. L'un deux, souhaitant garder l'anonymat, est particulièrement ému. " J'ai reçu récemment un mail d'un élève qui me dit qu'il a l'impression de travailler beaucoup moins bien, qu'il a de plus en plus de difficultés à comprendre ce qu'on lui demande de faire et que cette situation devient vraiment impossible à vivre. C'était vraiment un cri de désespoir. Et il y en a plusieurs qui sont dans cet état" explique-t-il sur un ton grave " nous, les professeurs, nous ne pouvons pas aller à l'encontre d'une décision prise par notre Pouvoir Organisateur mais en même temps, nous avons le sentiment de ne pas répondre à l'obligation d'assistance à personne en danger" ajoute-t-il.

Du côté des autorités, l'échevin de l'Instruction publique Pierre Stassart a annoncé qu'il rencontrerait une délégation d'élèves ce mardi 12 janvier. Quant à la Ministre de l'Education Caroline Désir, qui a réagi par le biais d'un communiqué, elle dit entendre le mécontentement exprimé par ces élèves et tient à souligner que si l’hybridation reste la moins mauvaise des solutions dans le contexte sanitaire actuel, elle est consciente que les choses ne sont pas optimales. La Ministre qui rappelle avoir annoncé le 7 janvier dernier son intention d'explorer des pistes de solutions avec les acteurs de l'enseignement.

Bénédicte Alie

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