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Les jeudis du cœur historique, un marché local des artisans et producteurs liégeois

Tous les troisièmes jeudis du mois, les commerçants du cœur historique de Liège proposent un marché dans la Cour des Mineurs, à l’arrière du Musée de la Vie Wallonne. Une occasion en or pour découvrir de nouveaux artistes et de déguster des mets de chez nous !

Entre bijoux, vêtements, sculptures et nourriture locale, les Liégeois auront l'embarras du choix. Les commerçants du cœur historique de Liège accueillent tous les petits curieux et amateurs d’art pour un marché éthique et local.

Vivre Ici est allé à la rencontre de plusieurs exposants et vous propose de découvrir 3 portraits.

Madeleine Oh : "Si seulement j’avais autant de temps que d’idées"

Sybille Horion, de son nom d’artiste Madeleine Oh, a lancé son activité de vente en ligne en septembre 2018. Influencée par son père, le célèbre Phil-O-Pat, vendeur de ballons et saltimbanque moderne de la Cité Ardente, elle s’adonne à l’art de l’esthétique et crée de mille et une manières.

La jeune femme nous révèle qu’elle a "toujours créé, que ce soit dans le tissu, dans les bijoux ou sur le papier". Sur son stand, vous retrouverez donc des nœuds papillons aux tissus originaux, des bijoux fantaisistes et colorés, sans oublier ses origamis au style japonais et ses peintures aux feutres.

Les valeurs de Madeleine Oh lui sont chers. L’artiste prône le local et le zéro déchet : "Le tissu que j’utilise vient de Tissu du Chien Vert à Awans et j’utilise du carton recyclé pour des collections de bijoux. J’aime faire du neuf avec du vieux". Auparavant, Sybille travaillait dans l’administration environnementale. "Je ne quitte pas le monde de l’environnement mais je préfère être dehors que dans un bureau."

La créativité de Sybille n’a pas de limite. Celle-ci nous raconte : "J’aimerais avoir 10 vies pour pouvoir faire tout ce dont j’ai envie. Mon slogan c’est ‘Si seulement j’avais autant de temps que d’idées’. J’aime toucher à tout et c’est ce qui me caractérise."

Pour retrouver les œuvres de Madeleine Oh, rendez-vous sur sa page Facebook

Remettre au goût du jour l'art de la vannerie avec Osier très sage

Depuis 2010, Marie Agnès Bonmariage remet au goût du jour la pratique de la vannerie (l'art de tresser des fibres végétales pour en réaliser des objets). Devant chez elle, plusieurs saules envahissaient son terrain, jusqu'à ce qu'elle lance son activité. Elle s’est donc renseignée sur internet et a réalisé un voyage d'initiations. "Plusieurs artistes européens m’ont appris l’art de la vannerie. Je suis partie faire des stages à l’étranger et depuis, j’essaie de partager cette passion par le biais d'ateliers que je donne tous les lundis."

Entièrement naturelles, ses œuvres viennent de la récup’ et sont 100% belges. "Je n’utilise pas un seul fil de fer, ni de clou. J’utilise des brins de chez moi et je travaille en collaboration avec un producteur d’osier en Ardenne."

L’artiste propose des produits divers comme des paniers, des crèches, des étoiles, etc. Elle diversifie son art et utilise plusieurs techniques européennes comme le zarzou, une technique ancienne espagnole. "Pour être vannier, ce n’est pas compliqué. Une fois les techniques acquises, tout est possible. Il n’y a pas beaucoup d’outils et avec peu, on peut faire des miracles."

Pour découvrir l’art de la vannerie, rendez-vous sur la page Facebook de Osier très sage

Olivo de la Abuela, une affaire de famille

Depuis quatre générations, la famille d’Aurélie produit des huiles d’olive grâce à leurs arbres plantés en Andalousie. Au fils du temps, ils récoltent assez d’huile pour lancer une activité de vente en ligne.

Leur méthode de production est 100% naturelle. Aurélie nous explique le processus : "Nous ne centrifugeons pas notre huile. La centrifuger l'abîmerait. Les grandes entreprises le font pour aller plus vite et pour avoir plus de production. Ainsi, ils peuvent l’embouteiller tout de suite. Notre manière est totalement opposée. Nous laissons l’huile pendant 5 à 6 mois dans les cuves pour qu'elle se décante toute seule. Les noyaux se dirigent vers le fond et lorsque l'on commence l'embouteillage, le produit est clair et sans dépôt."

Cette affaire familiale se développe, ce qui lui permet de varier de produits. Aurélie vend dès à présent des shampoings et savons à base d’huile d’olives. Plusieurs collaborations se créent avec des commerçants liégeois, notamment un chocolatier pour des créations originales.

Pour découvrir les futurs projets d’Olivo de la Abuela, rendez-vous sur leur page facebook

Ces artisans et producteurs Liégeois ont attisé votre curiosité ? N'hésitez pas à les rejoindre à la Cour des Mineurs les 17 janvier, 21 février et 21 mars.

 

Aurélie Bronckaers