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Le CPAS de Liège: un propriétaire au portefeuille immobilier bien garni

Vous l'avez peut-être constaté si vous vous êtes baladé en Vinâve d'Ile à Liège.

Un immeuble commercial est en cours de rénovation. Et l'identité du propriétaire vous a peut-être intrigué: c'est le CPAS. Ce n'est pas un secret puisque c'est noté en toutes lettres sur les panneaux de chantier.  

Il faut le savoir, cet immeuble est loin d'être le seul dont le CPAS est propriétaire. Celui-ci gère même un fameux patrimoine immobilier: on y retrouve en effet 14 maisons individuelles, 12 immeubles ou rez-de-chaussée à vocation commerciale, dont celui du Vinâve-d'Ile, 8 bureaux, 97 appartements, un complexe de 25 apparts/bungalows, un autre de 32 appartements dont le Centre Public d'Action Sociale n'est pas propriétaire mais touche les loyers.

Ajoutez à cela 1750 hectares de parcelles en friches ou en rente foncière, et des fermes et des bois sur 170 hectares, en partie loués a des exploitants forestiers, tout cela sans compter les immeubles dont le CPAS est propriétaire mais qu'il occupe donc sans percevoir de loyer. Bref, c'est un portefeuille bien épais.

Certains biens légués par des particuliers

Et justement, comment l'a-t-il constitué, et qu'est-ce que ça lui rapporte? Il faut savoir qu'un certain nombre de biens ont été légués par des particuliers. Cela se faisait beaucoup auparavant, un peu moins aujourd'hui, mais il y a encore eu un don pas plus tard que le mois dernier. D'autres biens ont aussi été cédés au CPAS par la ville de Liège.

Cela a beau être le CPAS, ces biens ne sont pas loués à des allocataires sociaux, mais aux prix du marché. A titre d'exemple, le commerce de Vinâve d'Ile, où était auparavant installée une bijouterie de fantaisie, est proposé à environ 5000 euros par mois, et celui occupé par un grand magasin de chaussures à l'angle de la place Cathédrale et de la rue du Mouton Blanc en rapporterait près du triple.

Au total, les revenus locatifs l'an dernier ont rapporté 1 710 000 euros au CPAS. Un montant indispensable pour maintenir son budget à flot (budget dépense 2018: 180 millions d'euros) et remplir ses missions d'aide et d'intégration sociale.

Marc Hildesheim

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