Liege 4000

Des réfugiés dans l'ex-clinique de l'Espérance: "Le lieu n'est pas adapté" selon la bourgmestre

A Saint-Nicolas, sur les hauteurs de Liège, les autorités communales s'opposent à l'installation d'un centre pour réfugiés dans l'ancienne clinique de l'Espérance, qui vient de déménager au MontLégia.

Une décision prise par la ministre fédérale Maggie De Block.

On comprend la demande, mais le lieu n'est pas adapté

D'ici un mois, ce centre Fedasil devrait accueillir 200 personnes en attente de régularisation, et jusqu'à 400 à l'avenir, encadrés par la Croix-Rouge. Mais le collège communal de Saint-Nicolas estime que le site, qui doit être transformé à terme en logements privés, n'est pas du tout adapté à l'accueil de réfugiés, même de manière temporaire. Valérie Maes, bourgmestre de Saint-Nicolas: "On ne s'oppose pas évidemment à l'ouverture d'un centre de demandeurs d'asile. On comprend bien qu'il y a des besoins par rapport aux personnes qui fuient la précarité, la misère et la violence dans leur pays. Mais le lieu ne nous semble vraiment pas adapté. Il faut savoir que Saint-Nicolas, c'est 24.000 habitants sur 6 km². Qu'il est plongé en plein cœur du centre commercial Le plateau de Saint-Nicolas. Et même si, logistiquement, au niveau de l'infrastructure, on peut comprendre que l'hôpital réponde parfaitement à une demande d'ouverture de centre de demandeurs d'asile, il aurait fallu avoir une rencontre au préalable avec les responsables de Fedasil, que nous n'avons toujours pas vus aujourd'hui".

Un avocat pour vérifier la légalité de la procédure

Ce qui déplait à la bourgmestre, c'est donc d'avoir été mise devant le fait accompli.

Et la commune a engagé un avocat pour vérifier la légalité de la procédure: "On souhaiterait vérifier que l'ensemble du timing législatif par rapport aux règles a été respecté" conclut la bourgmestre.

 

Marc Hildesheim

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