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Cri d'alarme des commerçants liégeois: "Nous ne survivrons pas à une prolongation de fermeture"

"Commerce à vendre", c'est l'affiche choc qui a été apposée ces dernières heures à la vitrine de plusieurs magasins de la ville de Liège.

C'est en réalité une campagne de sensibilisation, un véritable cri d'alarme des commerçants qui ont de plus en plus de mal à survivre à cette crise du coronavirus.

Ces affiches "commerce à vendre" ont été apposées sur des magasins de vêtements, cafés, restaurants, mais aussi sur des enseignes qui n'ont pas dû fermer. Car cette crise, c'est l'affaire de tous. Jean-Luc Vasseur, président de l'association "Le commerce liégeois": "Il y a des commerces qui sont ouverts et qui participent à l'action parce que, même ouverts, ils n'ont pas leur chiffre d'affaires habituel. Il faut savoir qu'il n'y a pas de flux au centre-ville. Ils restent ouverts, mais ils travaillent avec un chiffre d'affaires nettement réduit".

Il ne faut pas attendre le 15 décembre pour rouvrir

Ce que les commerçants espèrent, c'est une réouverture des commerces dits "non-essentiels", dès ce samedi: "C'est plus qu'un espoir" confie le président de l'association du commerce liégeois, "parce que, de toute façon, ils ne vont pas survivre à une prolongation de fermeture'.

Une ouverture lors des fêtes de fin d'année pourrait tout de même sauver une partie de ces commerces, comme le souligne Jean-Luc Vasseur: "Je pense ça leur permettrait de pouvoir garder la tête hors de l'eau. Attention, cela ne veut pas dire qu'ils seraient tous sauvés. Et il ne faut pas attendre le 15 décembre pour rouvrir les commerces. Il faut vraiment que ça se fasse au plus vite".

Tous ces commerçants inquiets attendent évidemment beaucoup du comité de concertation qui aura lieu ce vendredi en présence du gouvernement fédéral et des ministres présidents des régions et communautés. On saura alors si les actuelles mesures de confinement partiel seront maintenues ou assouplies.

Marc Hildesheim

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