Villers-la-Ville 1495

L'édito: "Vive la vulve!", stop aux tabous

Ce week-end se déroulait à Charleroi le "Relais pour la Vie", une course-jogging de 24 heures dont le but essentiel est de soutenir le combat contre le cancer du sein dans le cadre d'Octobre rose".

Ce week-end se déroulait à Charleroi le "Relais pour la Vie", une course-jogging de 24 heures dont le but essentiel est de soutenir le combat contre le cancer du sein dans le cadre d'Octobre rose". 

Dans ce cadre, Télésambre a réalisé le portrait de deux "battantes" qui témoignent de leur combat et du parcours qui leur a permis d'arriver à bout de ce foutu crabe. Des témoignages courageux. Parce qu'il n'est jamais facile de se livrer, particulièrement sur des sujets qui touchent à l'intime.

Pourtant, cet intime fait partie de nous, de la vie. Et les tabous n'ont jamais rien amené à aucune société. Il faut pouvoir parler de tout, y compris sur ce qui nous touche au plus profond de nous-mêmes. Raison pour laquelle la nouvelle polémique autour de la pub "Nana" pour produits intimes féminins et qui a mené plus de 1000 personnes à déposer une plainte auprès du CSA, est une ineptie totale.

Le fabriquant de serviettes hygiéniques a intitulé sa nouvelle campagne "Vive la vulve" et célèbre le sexe féminin qui, faut-il le préciser, est son core business. Par une série de métaphores imagées et dénuées de la moindre vulgarité, la marque veut donc briser un tabou et parler de ce qui fait la vie, sans fard. Tout comme nos "battantes" ont aussi décidé de parler de leur meurtrissures intimes, sans fard. 

C'est ainsi qu'une société avance, progresse. Ceux qui aujourd'hui se sentent choqués par cette publicité sont sans doute les mêmes qui sont heurtés par "L'Origine du monde" de Gustave Courbet, pièce culturelle majeure qui, elle aussi, fait avancer la société par le biais de l'art.

Polémiquer sur tous ces sujets, c'est tout le contraire : c'est faire l'apologie d'une société régressive et repliée sur elle-même. Une société qui cache plutôt que de montrer. Bref, une société malsaine et malade. 

 

Retrouvez l'article original sur Télésambre