Braine-le-Château 1440

Un ravier de fraises de Wépion à 12 euros en Brabant wallon: "C'est de l'abus"

Elles sont réputées délicieuses et sucrées, idéales pour terminer un repas estival.

Oui mais, combien faut-il débourser pour avoir un beau ravier ?

La question est posée et, pour y répondre, nous avons pris la voiture en caméra cachée, direction les vendeurs situés sur les bords de route du Brabant wallon. Premier constat : ils sont nombreux et bien visibles, tous ayant une jolie pancarte qui affiche le même slogan " Véritables fraises de Wépion depuis 1947 ". De quoi donner envie de s’arrêter et d’en acheter. Sauf que… Arrivés devant l’étal, la stupeur s’empare de nous. A chaque fois, le ravier de 650 g coûte 12 euros ! Un seul ravier ! Douze euros ! Le luxe à l’état pur… Inutile de dire qu’il vaut mieux en manger tout seul plutôt qu’en famille car à ce prix-là, on s’imagine mal en prendre quatre… "Ce n’est pas de notre faute si ça coûte cher, précise un vendeur. C’est à cause du manque de soleil."

Avec un tel argument, on décide d’en acheter et de partir à Wépion, histoire de voir si le mauvais temps influe aussi sur les prix là-bas. Après quarante-cinq minutes de voyages, nous trouvons vite des vendeurs installés le long de la Meuse. L’occasion de s’arrêter et de tomber dans les pommes… Là, le ravier coûte 4,50 euros et si on en prend trois, cela revient à dix euros ! C’est deux euros moins cher qu’un seul ravier dans le Brabant wallon. Sacrée différence qui agace le producteur de fraises Bernard Wieme : "C’est de l’abus ! Je savais qu’il y avait des prix exorbitants chez certains vendeurs mais là, c’est généralisé et ça donne une très mauvaise image de la fraise de Wépion."

Outre la différence de prix, nous avons constaté lors d’une dégustation à l’aveugle une différence de saveur. Celles achetées dans le Brabant wallon avaient un goût d’eau alors que celles prises à Wépion étaient sucrées comme il faut… Triste conclusion, la moins chère est véritablement la meilleure.

Nadia Salmi

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