Braine-le-Château 1440

"Nos oignons ": les mains dans la terre pour aller mieux

Dans le champ des possibles, Jonathan Bradfer nous emmène à la découverte des Belges inspirants qui développent des projets positifs. L’association « Nos oignons » permet à des personnes fragilisées de se ressourcer au contact du savoir-faire des agriculteurs.

Depuis neuf ans, l’ASBL "Nos oignons" fait la promotion d’une agriculture durable, sociale, inclusive…mais aussi thérapeutique ! L’association cultive en effet cette idée : planter, désherber, récolter…fait du bien au moral.

Concrètement, elle co-organise des immersions individuelles et des ateliers collectifs de maraîchage et de savoir-faire paysan avec une quarantaine de fermes partenaires, principalement dans le Brabant wallon. 

L’association s’adresse à tout citoyen désireux de donner de son temps et de se reconnecter à son alimentation, mais plus particulièrement à des personnes fragilisées qui ont besoin de prendre une pause et qui essayent de dépasser un moment de vie compliqué.

C’est le cas notamment de Béatrice, 60 ans qui s’implique au Jardin des Saules à Ittre. Perte d’être chers, dépressions, soins psychiatriques, elle a dû se battre face aux accidents de la vie. Aujourd’hui, elle s’épanouit en travaillant dans le potager. " Ça me détend, ça me relax. On est plus enfermés. On se sent libre ! Ça a changé ma vie… Je suis très heureuse. " confie-t-elle à Jonathan Bradfer.

Les membres de l’association sont d’ailleurs en contact avec différents services sociaux ou des institutions de santé mentale pour que ces activités soient davantage proposées à des personnes qui ont besoin de se ressourcer.

Par ces ateliers collectifs et ces immersions, " Nos Oignons " veut aussi créer du lien et provoquer la rencontre entre les citoyens et les agriculteurs. Ces derniers peuvent ainsi faire découvrir leur métier, transmettre leurs connaissances et recevoir un coup de main, en particulier en haute saison. " Accueillir des gens, voir l’effet positif sur eux, voir qu’être en extérieur leur fait du bien, c’est un moment précieux ! Le moment où je les accueille, c’est aussi une manière pour moi d’avoir une jolie bulle d’air et d’être dans une énergie positive. " explique Andy, maraîcher au Jardin des Saules.

Plus d’informations sur le site internet de l’association.

Maxime Maillet avec Jonathan Bradfer.

La chronique de Jonathan Bradfer dans "On n'a pas fini d'en parler" (à partir de 58:11)