Braine-le-Château 1440

Coronavirus en Belgique : vers un dépistage systématique dans les maisons de repos et du personnel de soin

Les experts du Centre interfédéral de crise Covid-19 du SPF Santé publique ont tenu ce vendredi une conférence de presse.

A cette occasion, ils ont dressé le bilan de l’épidémie de coronavirus en Belgique au cours des dernières 24 heures. Le nombre de cas rapportés au cours des dernières 24 heures est 1049 nouveaux patients soit un total de 7284 et 289 décès.

Contact rapproché entre le maître et son animal

Mais une particularité ce vendredi : la faculté vétérinaire de Liège a rapporté au Centre de crise une infection à coronavirus d’un chat par son maître positif au Covid-19. Pour Emmanuel André, porte-parole du centre interfédéral de crise, il s’agit d’un "cas isolé" qui s’explique uniquement par un "contact rapproché entre l’animal et le maître". Il s’agit également d’une transmission de l’homme vers l’animal et pas l’inverse. Selon Steven Van Gucht, expert au centre de crise, le chat souffrait de diarrhée et de problèmes respiratoires, une semaine après que son maître ait développé les premiers symptômes de la maladie.

Selon le centre de crise, il n’y a aucune raison de penser que "les animaux sont vecteurs de l’épidémie". L’AFSCA a été sollicité pour un avis. "Nous n’avons pas d’éléments pour penser que cela est fréquent. Le chat ici est la 'victime' d’une infection concernant un être humain. En principe, cette maladie ne se transmet pas de l’animal à l’homme. Le risque pour l’homme est donc extrêmement faible."

Toutefois, des règles d’hygiène et de distance sont également à mettre en place concernant son et ses animaux de compagnie. Elles sont disponibles sur le site de l’AFSCA. Une mise à jour de ces conseils a été réalisée ce vendredi. "Et tout d’abord, il faut aussi penser à protéger nos animaux quand nous sommes nous-même malades", a indiqué Steven Van Gucht.

La durée de vie du virus

Le centre de crise a également rappelé le temps de survie du virus dans des environnements différents, qui peut aller de plusieurs heures à plusieurs jours. "La durée va dépendre du type de surface, de la température", rappelle Emmanuel André.

"Mais en règle générale, ce virus peut donc rester sur les surfaces. C’est pour cette raison-là que comme nous ne pouvons pas agir sur ces événements extérieurs, nous devons agir sur la façon de nous protéger." Comment ? Par l’hygiène des mains, le nettoyage des surfaces notamment "publiques, qui sont touchées par beaucoup de personnes". Exemples : des poignées de porte, des rampes d’escaliers, des interrupteurs…

Ce vendredi se tient un Conseil national de sécurité qui devrait adopter de nouvelles mesures dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de coronavirus. "Nous comprenons que la population souhaite rapidement être tenue au courant des nouvelles mesures. Nous allons l’informer le plus rapidement possible par les canaux officiels", comme le site internet du Centre de crise et les réseaux sociaux, a par ailleurs annoncé ce vendredi Yves Stevens du Centre de crise. "Les informations seront également transmises à chaque personne inscrite sur le service Be-Alert."

La situation est difficile à supporter pour la population "mais nous n’avons pas d’autres choix. Nous demandons donc à tous de ne pas enfreindre les règles mises en place. C’est la seule manière que nous avons pour rendre cette situation gérable." Le centre de crise rappelle qu’il existe plusieurs manières de maintenir le contact avec des proches ou des personnes isolées via un appel téléphonique, une lettre ou une petite carte.

On le sait : la question du dépistage systématique des malades présentant des symptômes caractéristiques du Covid-19 est régulièrement posée. Pour le Centre de crise, un dépistage systématique dans les maisons de repos et auprès du personnel de soin, deux catégories de la population à risque ou fortement exposées, est envisageable.

"Ce sont des personnes qui bénéficient de toute l’attention du système", insiste Emmanuel André, "et des procédures que nous voulons chaque jour continuer à améliorer." Une surveillance "plus systématique de l’infection chez ces personnes est quelque chose qui est en train d’être mis en opération." Les capacités de dépistage sont en augmentation dans notre pays.

Une capacité de 2081 lits en soins intensifs

Le centre de crise a enfin rappelé que la capacité de prise en charge en soins intensifs est aujourd’hui de 2081 lits pour les malades du Covid-19, pour une occupation en ce moment de 690 lits. "Nous avons la capacité d’encore étendre ce nombre. Mais il faut savoir qu’il y a aussi des plans de redistribution. Dans certains hôpitaux, la situation peut déjà être plus compliquée. A partir de ce moment-là, des patients peuvent être réorientés vers d’autres hôpitaux."

RTBF

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