Rebecq 1430

Découvrez l'univers onirique de Dombar, le producteur de musique électro liégeois

Direction la cité ardente pour découvrir un musicien talentueux. Il répond au nom mystérieux de "Dombar" et a pour péché mignon les compositions musicales à base de piano et d’électro.

Grégoire Gerstmans, alias Dombar, est un producteur et compositeur de musique électronique. Après seulement une écoute de son tout premier EP intitulé "Black Foam", on a directement adhéré à son univers mélancolique et à sa musique à la fois contemporaine et contemplative. L’Ep "Black foam", on pourrait le décrire comme une invitation au voyage introspectif. Les quatre titres, aux ambiances et aux couleurs très différentes, vous emmènent à la fois en périple dans une montagne embrumée et en bord de falaise, pour faire face à une mer capricieuse.

Ce premier EP très travaillé, on le doit au premier confinement. L’artiste qui est également producteur, a passé beaucoup de temps ces dernières années à travailler sur les projets des autres (il a notamment produit Lord and Hardy, Halehan ou encore Pierre Lizée). Le confinement a été l’occasion rêvée de se recentrer sur lui : "Je me suis retrouvé avec beaucoup de temps devant moi et j’ai compris que c’était l’occasion pour que je me mette enfin à travailler sur ce projet qui me tenait beaucoup à cœur" nous confie l’artiste. "Je m’éclate à fond à produire tous ces artistes et à écrire pour eux, mais ce qui me fait vibrer c’est vraiment le piano classique, l’Ambient, la minimale, la Deep house… Les musiques qui te donnent envie de fermer les yeux et d’arrêter le temps."

Quand la musique électronique rencontre le piano classique

Dombar est un musicien multi-instrumentaliste. Sa passion pour la musique, il la tient de son grand-père. "A la maison, tout le monde est passé par la case conservatoire. Mon grand-père tenait une académie donc on a tous été forcés d’apprendre à jouer d’un instrument. Moi, à la base, je suis percussionniste. Ensuite, je me suis passionné pour la gratte et enfin j’ai découvert le piano sur le tard." L’hommage à la famille est double, car son nom de scène, "Dombar", est en réalité le nom de famille du parrain de Grégoire, décédé il y a quelques années.

Parmi ses références musicales absolues, on retrouve le musicien et compositeur américain Philip Glass, le producteur et DJ allemand Paul Kalkbrenner et Stéphane Bodzin, également issus de la scène électronique allemande. "Je suis un fan de grands compositeurs et de mélanges de genres entre musique classique et musique contemporaine. L’électro, j’ai toujours été attiré par ça. En même temps, je suis né en 1985, ce qui veut dire que je suis pratiquement né avec des synthés dans les oreilles" nous confie Dombar le sourire aux lèvres.

Un univers visuel poétique et contemplatif, à l’image de sa musique

En plus d’être un voyage introspectif, la musique de Dombar est également un voyage visuel réussi. A côté du conservatoire, Grégoire Gerstmans a également fait des études d’Arts Plastiques. L’artiste a sorti plusieurs vidéos pour accompagner la sortie de "Black Foam". Tournés en pleine nature, ses clips nous rappellent les lives proposés par Cercle. "Pour le clip de "13th", tourné sur le phare à Etretat, il s’agit d’une improvisation de piano. Je me suis laissé influencer et imprégner par le lieu exceptionnel dans lequel je me trouvais. Le tout, a été filmé en une seule prise. J’appelle ça 'des moments' et ça va vraiment devenir une signature de Dombar. Je vais bientôt en sortir une autre vidéo, tournée au théâtre de Liège où je suis accompagné par une danseuse qui improvise une chorégraphie sur ma musique."

"Black Foam", c’est donc un premier Ep particulièrement réussi. A la fois élégant, brut et vertigineux qu’on vous conseille vivement d’écouter. Pour ne pas rater les prochains concerts de Dombar, suivez l’artiste sur Facebook et sur Instagram.