Orp-Jauche 1350

A Bruxelles et en Wallonie, Charleroi Danse retrouve les chorégraphies et son public

Les activités auront lieu dans les parcs, jardins et forêts.

Face à l’assouplissement des mesures sanitaires, les lieux culturels se réjouissent d’accueillir à nouveau leur public. C’est le cas du Centre chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Charleroi Danse, qui accueille habituellement ses animations aux Ecuries, mais qui se dirige vers une mise en place différente cette année : les activités auront lieu dans les parcs, jardins et forêts de la région. Tous les week-ends jusqu’au 3 juillet, les adultes et enfants sont les bienvenus, qu’ils soient danseurs ou simplement spectateurs. Des animations et propositions chorégraphiques seront proposées au public présent, de façon simple et accessible.

A Charleroi, les activités ont déjà repris le week-end passé au parc Nelson Mandela. Ce samedi 12 juin, c’est au tour du centre de délassement de Marcinelle et sa forêt qui accueille notamment Monia Montali, Lisa Gunstone ou Mauro Paccagnella. Ateliers participatifs, pour enfants ou création en avant-première, le programme est riche et varié.

A Bruxelles, deuxième lieu du Centre chorégraphique de la FWB, les activités reprennent dès ce jeudi 10 juin. De vendredi à dimanche, les représentations s’enchaîneront à la Raffinerie, l’antenne bruxelloise de Charleroi Danse. C’est Jérome Bel qui ouvre le bal, avec un portrait de la danseuse Isadora Duncan. Daniel Larreu enchaînera ensuite avec son univers bien à lui, mêlant danse et théâtre dans un parfait hasard. Bruxelles affiche également un programme varié, dont les activités se poursuivront jusqu’à la fin du mois de juin.

Focus Hip Hop

De retour à Charleroi pour aborder cette fois le projet Focus Hip-hop, qui commencera le 23 juin prochain. Genre connu pour sa résilience et son renouvellement permanent, le hip-hop se féminise enfin après des années de domination et de confiscation masculine. Devenues des grands noms de l’institution, les femmes font désormais partie du paysage.

Temps Danses Urbaines continue sur cette lancée et prépare l’avenue, à coups de cours et de stages ; Queen(s) Blood d’Ousmane Sy du collectif FAIR-E, fait découvrir une chorégraphie forte et énergique où six femmes fortes règnent sur le hip-hop avec une virtuosité sans entrave. Pour clôturer le projet, c’est Milø Slayers, étudiant bruxellois, qui amène sa réflexion sur la monstruosité, l’identité, le corps et leurs contradictions dans ce mélange vigoureux entre danse contemporaine et hip-hop. A voir sans hésiter !

Lou Janssens (RTBF Culture)