Ottignies-Louvain-la-Neuve 1340

L'InBW recherche de nouveaux points de captage d'eau

L'intercommunale produit et distribue de l'eau potable pour une dizaine de communes du centre de la Province du Brabant wallon.

Cela représente tout de même 13 millions de m³ par an.

Mais il faut savoir qu’actuellement, toute cette eau n'est pas captée dans le sous-sol du Brabant wallon. Une partie de cette eau - l'équivalent de cinq millions de m³ - est fournie par le distributeur bruxellois Vivaqua. Elle est captée dans le sud du Namurois et dans le Hainaut, et traverse le Brabant Wallon pour rejoindre la capitale. L'InBW s'est donc branchée sur ses canalisations pour alimenter en eau des communes comme Ottignies, Waterloo, Braine-l'Alleud et Braine-le-Château. Mais l'eau facturée par Vivaqua à l'InBW est aujourd'hui plutôt chère : 25% de plus que celle prélevée dans ses propres captages…

Est-ce là la raison qui pousse l'InBW à chercher de nouveaux captages sur son territoire ? En partie. L'intercommunale du Brabant wallon voudrait devenir autonome et maîtriser l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement. Et cela, dès 2029. Date à laquelle son contrat avec Vivaqua arrive à échéance.

Mais Yves Renson, le directeur du département "eau potable", craint aussi les conséquences des vagues de sécheresse sur les points de captage actuels. "Nous n’avons pas connu de pénurie en Brabant wallon. Cela dit, on craint qu’à certains endroits, si ces sécheresses devaient perdurer d’année en année, il pourrait y avoir des points de faiblesse."

On va donc chercher de nouveaux points de captage d'eau. Comment va-t-on s'y prendre, concrètement ?

Evidemment, point de baguettes de sourcier... les hydrogéologues auxquels l'intercommunale va faire appel dans les prochains mois sont plutôt des cartographes. A l'aide de cartes de sous-sols et de modèles mathématiques, ils vont repérer les points où il y a de l'eau en sous-sol. Ce n'est qu'à ce moment-là qu'on procédera à des forages, pour s'assurer qu'une station de captage est bien viable à cet endroit.

Au final, financièrement parlant, cela en vaut-il la peine ? C'est évidemment tout l'enjeu. La prospection, les forages et - au final - la construction de stations de captage, ça a forcément un coût. Il faudra une trentaine d'années pour l'amortir, sans voir la facture des ménages augmenter pour autant.

Ajoutons encore que, même si la population augmente, la consommation en eau en Brabant wallon n'a pas augmenté depuis 2010. Cela s'explique par les nouveaux appareils électroménagers, moins gourmands en eau, et la généralisation des citernes dans les nouvelles constructions.

Stéphanie Vandreck

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