Chaumont-Gistoux 1325

Une école liégeoise très impliquée dans les Iles de Paix ce week-end

Ils seront 40.000 ce week-end à faire appel à votre solidarité.

"Ils", ce sont les bénévoles des Iles de Paix. L'opération vient en aide à des dizaine de milliers de familles d'agriculteurs en Afrique et en Amérique du Sud et cette 49ème édition proposera les célèbres modules mais aussi des bracelets, sacs en coton et essuies de vaisselle.

Certaines écoles notamment se mobilisent fortement pour cette opération. C'est le cas du Collège Saint-Benoît-Saint-Servais de Liège. L'engouement dans l'école est général mais quatre élèves en particulier sont particulièrement motivés. Ils reviennent de Tanzanie où ils ont pu constater la pertinence des projets Iles de Paix.

Les gens là-bas étaient vraiment heureux de l’aide qu’Iles de Paix a pu leur apporter. Les habitants devaient beaucoup se déplacer pour aller chercher de l’eau pour eux et pour leur bétail et grâce à l’apport d’eau fournie par le projet, ils ont pu rester sur place et devenir plus indépendants ", explique Benjamin, 16 ans.

On avait vraiment l’impression d’être dans un autre monde. On découvrait une autre culture et les projets d’Iles de Paix et donc pourquoi on vend des modules. C’est important de savoir pourquoi on fait ça ", précise Céline, 17 ans. " Et ça a l’air efficace. Nous avons été très impressionnés par ce qu’on a pu constater sur place ", complète Simon, 15 ans.

Nous avons vraiment pu voir comment Iles de Paix investit l’argent pour aider les Tanzaniens. Non seulement quand Iles de Paix est sur le terrain car le but est que les habitants puissent se débrouiller sans Iles de Paix aussi. On a vraiment pris conscience que les projets mis en place sont très durables. Il y avait un projet qui concernait l’eau pour le bétail et pour les habitants, et un autre pour une agriculture durable. Ce sont des petits potagers par village. Ils essaient de grouper les aliments d’une certaine façon pour qu’ils soient bénéfiques les uns par rapport aux autres. Tout le monde travaille et donc c’est rentable et tout le monde peut en profiter. Ça a clairement changé la vie des habitants car ils ne doivent plus trop se déplacer pour que le bétail puisse aller boire, et donc les enfants peuvent aller à l’école et les parents ont d’autres sources de revenus. C’est donc très bénéfique pour toute la famille ", témoigne aussi Marie, 16 ans.

Une vaste opération

L'école met en place une véritable organisation pour l'opération. Profs, élèves mais aussi parents s'y impliquent : " Sur le week-end, on a 700 vendeurs dont 150 qui logent du vendredi au samedi et 250 qui logent à l’école aussi du samedi au dimanche et qui vont dès le matin un petit peu partout dans la ville et en périphérie. Les parents s’impliquent aussi. J’ai réussi à obtenir 67 " taximen " différents qui se mettent à notre disposition pour aller conduire ou rechercher nos braves petits vendeurs ", explique Philippe Counson, co-responsable de l'opération dans ce collège.

Les années précédentes, cette école a récolté en moyenne 50.000 euros.

Olivier Thunus

Retrouvez l'article original sur RTBF