La Hulpe 1310

Le Rêve d'Aby en difficulté face au nombre croissant d'abandons d'animaux

Du côté de Gembloux, l'association héberge actuellement 150 équidés et animaux de ferme.

Mais le refuge, qui a pour vocation d’accueillir des animaux maltraités, voit depuis plusieurs semaines les demandes d’accueil monter en flèche. Et face à ce constat, l’association tire la sonnette d’alarme

Fondé en 2012, le refuge établi à Gembloux s’est rapidement fait connaître dans sa région. Car l'association voit est de plus en plus sollicitée pour des prises en charges d'animaux. "C’est la première fois que nous devons faire face à autant de demandes. Avec le Covid-19, le nombre est multiplié par deux pour les chevaux, explique Sophie Locatelli, présidente. Le refuge fait également face à de nombreuses sollicitations pour l’accueil de chèvres, de moutons et de cochons vietnamiens. "

Priorité aux animaux issus de maltraitance, mais l'association va plus loin

Si la mission première d’un refuge agréé est d’ouvrir ses portes aux animaux maltraités, le Rêve d’Aby peut être à tout moment sollicité par les autorités pour une saisie d’animaux. Une sollicitation qu'il accepte à chaque fois. Mais ce n'est pas tout.

Le sanctuaire est aussi régulièrement appelé pour des prises en charge d’animaux errants, mais est également confronté à des demandes d’abandon. "Les personnes ont toujours une bonne raison à invoquer : perte d’emploi, de revenus, divorce… Nous sommes en moyenne à 8 demandes par semaine, note Sophie Locatelli. Malheureusement, la réalité nous rattrape, nous ne pouvons plus accueillir un nombre aussi important d’animaux."

Une situation financière délicate du notamment à la crise du covid-19

Il est clair qu'héberger des équidés et des gros animaux de ferme nécessite pas mal d'argents. Il faut pouvoir payer des infrastructures adaptées, du matériel de soin adéquat, des réserves de foin, de paille et un stock important de nourriture pour chaque espèce.

Et puis, le quotidien au refuge engendre des coûts colossaux en parallèle aux soins vétérinaires à prodiguer aux pensionnaires.

Pour maintenir l’équilibre des finances, Le Rêve d’Aby organise en temps normal différents événements durant l’année, mais la crise sanitaire de cette année 2020 a vu la totalité des festivités annulées et une forte diminution de ses visiteurs. "Les adoptions sont également moins nombreuses", souligne la présidente.

Et pour augmenter sa capacité d’accueil, le refuge avait planifié d’importants travaux. Mais face aux difficultés financières, ces travaux sont reportés.

Des craintes pour les mois à venir

Avec tout ce qui arrive actuellement, l’équipe du Rêve d’Aby redoute encore un peu plus l’arrivée de l’hiver. Car il faudra trouver une place au chaud pour tous les animaux au sein du sanctuaire et assurés de tous les soins nécessaires à leur bien-être.

Car il est important de s'organiser pour les 150 pensionnaires. Et si ça continue, il risque d'y avoir des situations dramatiques auxquelles elle devra à nouveau faire face cette année. " Si certains propriétaires cherchent des solutions pour leurs animaux dont ils ne peuvent plus s’occuper, d'autres ne le feront pas et on risque de voir les cas de négligences augmenter ", regrette Sophie Locatelli.

Car la liste d’attente du Rêve d’Aby est complète, le refuge doit se montrer ferme à l’égard des nombreux particuliers qui téléphonent quotidiennement pour une demande de prise en charge.

Les refuges vivent principalement grâce aux dons et aujourd'hui Le Rêve d'Aby a besoin d'aide pour continuer à mener à bien sa mission et passer l'hiver. Pour plus d'informations, c'est par ici https://www.lerevedaby.com/nous-aider.